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AVRIL-JUIN

DEVISE : AOBA KAe'APEerN.

Les Wachtendonck étaient une famille aristocratique, originaire de la Oueldre. Une branche cadette Tint s'établir à Malines au milieu du quinzième siàcle et s'allia à d'autres maisons nobiliaires et opulentes du pays (i).

Jean de Wachtendonck, licencié ôs-droits de TUniversité de Douai, rendit des services signalés à la population malinoise durant l'époque néfaste où la ville gémissait sous le joug des sectaires. Il y remplit à plusieurs reprises les fonctions d'échevin, de trésorier et de maître-de-commune. Les archiducs Albert et Isabelle, lors de leur joyeuse entrée en 1599, le créèrent chevaUer. Il mourut en 1622 (2) .

(1) La gAnéalog^e ae troave dans le regiatro : Capii. MêeàUn. pmn 9^ pag. 303 et soiv.

(2) Sar cet homme remarquable voir la notice insérée dana la Ogfâi van Jfeeàelen, année 1858, no 27.

Henri de Wachtendonck, frère germain du précédent, successivement échevin, écoutéte et maitre-decommune, se maria avec Catherine Van der Hoeven qui donna le jour à celui qui devait devenir archevêque, à Engelbert et à Cécile.

Il importe peu de dérouler toute la généalogie du deuxième Jean de Wachtendonck. Lui-môme plaçait ailleurs la noblesse et avait pour maxime que la vertu seule donne la vraie gloire : gloria secundum virttUem; c'est la traduction de la devise grecque mentionnée, ci-dessus. Sa famille avait pour armoiries : d'or à la fleur de lis de gueules. Mais venons à sa notice.

Jean de Wachtendonck, fils de Henri et de dame Catherine Van der Hoeven, vint au monde à Malines en février 1592 et reçut le baptême dans Téglise métropolitaine de Saint-Rombaut. Ses parents le mirent à Tétude des lettres latines au collège de sa ville natale. Ses progrès furent remarquables. Il alla ensuite, à Louvain, faire le cours ^biennal de philosophie à la pédagogie 4u Château et figura à la douzième place sur 164 concurrents, à la promotion générale de 1610. Au mois de décembre 1616, il obtint le grade de licencié en théologie. L'année suivante, il vint occuper à Malines une stalle canoniale en qualité de chanoine gradué noble, et devint successivement juge synodal, proviseur du séminaire, doyen du chapitre, conseiller ecclésiastique près du Qrand-Conseil, prévôt de la métropole, vicaire-général de l'archevêque Boonen et

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conseiller ecclésiastique au conseil d'Etat. En 1688, lorsqu'il était encore doyen, il publia, sous les auspices de Jacques Boonen une vie de saint Rom haut, écrite en langue flamande. Ce livre fut aussitôt traduit en latin par François Van den Bossche, curé de la paroisse de Saint- Jean.

En 1654, Jean de Wachtendonck fut promu au siège de Namur, vacant par la mort d'Engelbert Du Bois. Sa nomination ne fut pas immédiatement confirmée à Rome ; on accusait à tort le candidat de Philippe IV d'opinions janséniennes; mais il ne lui fut pas difficile de prouver le contraire (i). Après avoir obtenu ses bulles d'institution (5 octobre 1654), il reçut dans la métropolitaine de Malines la consécration épiscopale (13 décembre) par l'imposition des mains de Gaspar Nemius, archevêque de Cambrai, avec Tassistance d'André Cruesen, évoque de Ruremonde, et d'Ambroise Capello, évéque d'Anvers. L'archevêque fioonen s'était fait excuser à cause de son grand âge et de ses infirmités.

Wachtendonck tint à Namur un synode diocésain, le 4, 5 et 6 mai 1659 (2) et veilla de près à l'observance exacte de la discipline ecclésiastique. Il restaura le séminaire épiscopal et déploya beaucoup de zèle pour extirper les opinions dangereuses que les nouveaux casuistes répandaient en Belgique. Le pape

(1) Les Analeete$ pour servir à Vhishire eccléêiûsiiguâ de Belçipiê (LoaYain 1864), t. I, 127-129, reproduisent à oe sujet deux lettres, roue de J. Van Wachtendonck au conseil privé, l'autre de l'arohiduo Léopold an Pape.

(2) Les statuts de ce synode ont été imprimés à Bruxelles en 1660, in*4o, pp. 109.

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Alexandre VII le désigna en 1658 comme juge apostolique dans la cause préparatoire à la béatification des dix-neuf Martyrs de Gorcum. Durant quatre ans, révoque s'occupa de cette affaire de concert avec le prévôt, les deux archidiacres et Tofficial de l'église cathédrale de Namur.

En 1667, la cour de Madrid présenta l'évêque de Namur pour le siège primatial de MaUnes, et le pape Clément IX ratifia la translation.

Le nouvel archevêque prit possession juridique, en avril 1668, par procuration donnée à Farchidiacre Amé Coriache. S*étant mis en route pour se rendre à sa destination, il dut s'arrêter au palais archiépiscopal de Bruxelles. Réduit à l'extrémité par l'asthme dont il souffrait depuis de longues années, il demanda les derniers Sacrements et s'endormit dans le Seigneur, le 25 juin. Il était âgé de plus soixante-quinze ans: La ville de MaUnes qui faisait des préparatifs pour son inauguration, ne reçut que sa dépouille inanimée et lui fit des funérailles avec toute la pompe due à son rang. Il avait glorifié sa vie sacerdotale de toutes les vertus, comme sa vie éjpiscopale a été pleine de travaux et de bonnes œuvres.

Les pouvoirs de vicaire-généralcapitulaire, qu'Âme Coriache exerçait depuis la mort d'André Crues6n, furent prorogés jusqu'à l'arrivée d'Alphonse de Berghe3, le 3 janvier 1671. Les successeurs de Coriache furent François» Adolphe Van den Venne, prévôt du

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