‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 2 sur 181 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

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I. — Création de la première province eecliésiasiique de Matines.

Depuis les temps les plus reculés il n'y avait pour toute retendue de la Néerlande et de la Belgique modernes que cinq diocèses dont les chefs -lieux étaient Utreeht, Cambrai, Térouane, Arroê et Tournai. On sait que l'évêché dé Liège était situé en dehors des Pays-Bas, bien que les princes-évêques tussent juridiction spirituelle sur une grande partie de ces provinces.

A l'avènement de Philippe II, fils et successeur de Charles- Quint, les Pays-Bas espagnols né renfermaient plus que quatre diocèses : UtreeAi, Cambrai, Arraa et Tournai. Le diocèse de Térouane, Eeclesia Morinorum, se trouvait supprimé de f^it, depuis que la cité épiscopale, chef-lieu des Morins, avait été détitiite de fond en comble par les armées de l'Empereur (1553).

lies évoques de Liège et d'Utrecht étaient soumis à l'auto* rite métropolitaine de l'archevêque de Cologne ; ceux des autres églises mentionnées relevaient de la métropole de Keims. Les deux métropolitains, on le voit, avaient leur siège en pays étrangeif.

Les besoins spirituels des peuples et le bien de la religion

demandaient depuis longtemps la complète réorganisation et l'augmentation de la hiérarchie épiscopale. La prétendue réforme qui éclata en France et en Allemagne, dans le premier quart du seizième siècle, rendait cette nécessité plus impérieuse encore. Aussi Philippe II, roi des Espagnes et souverain héréditaire de nos dix-sept provinces, reprit-il sérieusement les négociations que son père l'Empereur avait entan>ées sans arriver à un résultat.

Sa Majesté Catholique confia à François Sonnius, docteur de Louvain, la délicate mission d'aller solliciter du Souverain- Pontife l'érection des nouveaux sièges. L'envoyé du roi eut le bonheur de voir ses démarches couronnées d'un plein succès. Le 12 mai 1559, le pape Paul IV signa la bulle Super uni' versas orbis Ecclesias, par laquelle une nouvellle hiérarchie fut créée (1).

Cette hiérarchie se composait de trois sièges métropolitains, établis à Cambrai, Malines et Utrecht : Cameragensem, et collegiatam Sancti Rumoldi oppidi Mechliniensis, et Trajec- TENSEM Ecclesiam in metropoliianas, provinciarum eapita.,»^ erigimus. Par là, les anciennes Eglises épiscopales de Cambrai etd'Utrecht furent détachées des métropoles situées à l'étranger, pour devenir à leur tour des Eglises métropolitaines. Saint- Rombaut de Malines monta tout d'un coup du rang de simple collégiale à celui de métropolitaine.

An dessous des trois métropoles vinrent se placer quinze évêchés suffragants. Les titulaires de cesévéchés devaient être soumis, en vertu du droit métropolitain, à leurs archevêques respectifs, de même que les membres sont soumis à la tète, selon l'expression de la bulle.

Yoici le tableau des dix -huit évêchés formés du démembrement des diocèses primitifs.

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