‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 34 sur 181 · I. Ll! CARDINAL ORANV£LLE · texte numérisé non relu

I. Ll! CARDINAL ORANV£LLE

services à l'Église en Belgique, il résigne le siège de Malines en 1583 et devient archevêque de Besançon. Il passe ses dernières années à Madrid, portant avec Philippe II le poids des affaires publiques. Il meurt dans la capitale des Espagnes en 1586, et est inhumé à Besançon. Nous finissons la biographie de Granvelle en rap* portant les diverses appréciations des historiens les plus sérieux. Il en résulte, en définitive, que si ce grand homme a eu des défauts réels, des travers qui le mettent infiniment au-dessous du vénérable cardinal Ximenès, son caractère est inattaquable devant le tribunal de l'histoire civile.

La famille des Ferrenot tenait un rang très-honorable, sinon aristocratique, dans la Franche-Comté de Bourgogne soumise à la maison d'Autriche.

Nicolas Ferrenot, fils de Pierre et d'Etiennette Philibert, père du futur cardinal-archevêque, était né vers 1486 à Omans, petite ville du département actuel du Doubs, située à seize kilomètres de Besançon. Son père y remplissait alors les modestes fonctions de jugecbàtelain. Son aïeul et son bisaïeul avaient été notaires à Besançon, ville pour lors impériale.

Au moyen-âge il y avait, dans les villes fortifiées, deux sortes de châtelains : Tun commandait la garnison du château et était nommé simplement castellanus; Tautre exerçait la charge de juge sur la terre dépendante du château, et ce fut là TofiBce de Pierre Ferrenot, grand-père de celui dont nous voulons esquisser la vie.

Nicolas avait étudié les lois avec beaucoup de dis tinction à l'université de Dôle, sous Mercurin d'Arbois. Celui-ci, élevé au rang de comte de Gattinara et de grand-chancelier du roi Charles, depuis nommé Charles- Quint, ouvrit à son ancien élève, alors avocat au bailliage d'Ornans, la carrière des honneurs. Il le fit nommer conseiller au parlement de Dôle en 1518 et maître des requêtes de rhôtel de l'empereur en 1519; il lui concilia aussi la faveur de Marguerite d'Autriche, régente des Pays-Bas. Ayant été député par Marguerite aux conférences de Calais pour traiter des affaires de l'Autriche avec les ambassadeurs d'Angleterre et de France (1521), Ferrenot s'acquitta si bien de cette délicate mission, qu'il en reçut les remerciements officiels de la cour.

En 1526, il fut un des négociateurs espagnols chargés de rédiger le traité de Madrid qui mit fin à la captivité de François P'. Envoyé en France par Charles- Quint pour surveiller l'exécution de ce traité, il ne quitta Paris qu'en 1528, lorsque le roi déclara de nouveau la guerre à l'empereur. Il accompagna également Charles-Quint dans l'expédition de Tunis (1535) et signa le traité conclu entre l'empereur et le bey Muley- Hassan.

Il avait pris pour épouse Nicole Bonvalot, fille de Jacques et de Marguerite Merceret. C'était une femiue d'un grand mérite et qui le seconda avec beaucoup de dextérité dans ses vues pour son avancement personnel et pour celui de sa nombreuse famille.

De ce mariage Nicolas eut quatorze enfants dont trois moururent en bas âge ; onze lui survécurent : six filles.

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