‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 35 sur 181 · I. T.B CARDINAL ORANVELLR · texte numérisé non relu

I. T.B CARDINAL ORANVELLR

toutes mariées dans la bonne noblesse de la Franche- Cofflté, et cinq fils, à savoir : Thomas^ baron de Chantonnay et comte de Cantecroy ; Antoine, successivement évèque d'Arras et archevêque de Malines; Jérôme, seigneur de Champagney et baron d' Antremont ; Charles, abbé commendataire de Faverney, dans le comté de Bourgogne, et doyen de la collégiale de Bruges ; enfin Frédéric^ qui prit, après le décès de Jérôme, le nom de Champagney. Ce dernier a joué un rôle dans notre histoire comme conseiller d'Etat, gouverneur d'Anvers (1571-1587) et surintendant des finances aux Pays-Bas. Renvoyé en Bourgogne par le duc de Parme, dont il s'était fait le détracteur (1592), il se retira à Dôle et y mourut vers 1600. Ses Mémoires ont été publiés, en 1860, par la Société de Thistoire de Belgique. L'éditeur, M. Robaulx de Soumoy, dit de lui : » Champagney avait des travers sans doute ; mais ces travers et les fautes où ils l'entraînèrent, ne doivent pas rendre injuste à son égard ; ses luttes énergiques en faveur d'Anvers, son dévouement à nos provinces, les services qu'il leur a rendus, sa haine des Espagnols et ses efforts pour en délivrer le pays, lui donnent des titres aux sympathies et à la reconnaissance des Belges (i). «

Nicolas Perrenot eut un frère, nommé Claude, qui mourut à Malines à la fleur de l'âge, le 20 décembre 1525, et fut déposé sous le chœur de l'église de Saint- Jean. Sur la pierre sépulcrale dont Nicolas orna son tombeau, il était appelé mawimœ spei juvenis , sacris

(1) Sur les enfants et petits- enfants de Ferrenot-Bonvalot, il faut lire D. Prosper Lévêqne, bénédictin de Saint- Vanne, Mémoires pour ieroir à FkUioire du cardinal de Oranoelîe (Paria 1753), t. 1, 2» part., liv. II.

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iniiiatus. Lorsqu' Antoine fut devenu archevêque de Malines, il songea à ériger un riche mausolée à la mémoire de son oncle et en souvenir de toute sa famille ; mais les troubles survenus ne lui permirent pas de réaliser ce projet.

Le père et les ancêtres paternels et maternels d'Antoine Perrenot étaient-ils nobles ou plébéiens de naissance P II importe fort peu à la postérité de le savoir ; mais à cette époque la question était grave. Aux jeux de la noblesse belge, qui le détestait cordialement, le cardinal n'était qu un parvenu, indigne de siéger parmi les sommités aristocratiques du pays. Le cardinal, de son côté, menait train de grand seigneur et repoussait le reproche de roture. S'étant mis sur les rangs pour un canonicat au chapitre noble de Saint-Lambert de Liège, il eut soin, à défaut de parchemins généalogiques, de faire constater la réalité de sa noblesse par des témoignages de complaisance (i). La plupart des historiens, y compris Luc Denain de Courchetet, l'un de ses admirateurs, afBrment que son père fut le premier noble de sa race, un homme nouveau. Anobli en 1518 à cause de son siège de conseiller au parlement de Dôle, Nicolas acquit le droit de porter le titre nobiliaire de Crranvelle, emprunté à une terre dont il avait fait l'acquisition. A la seigneurie de Granvelle était attaché le maréchalat de l'empire à Besançon. Dès lors il eut un blason : trois bandes de sable avec Taigle impériale dans l'écusson. En 1524 ou 1525, il obtint

(1) D. Prosper Lévêque fi'attaoLe tout entier, dans les Mémoires pré> cités, à montrer que le cardinal était un vrai noble des deux côtés.

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