‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 6 sur 181 · V . — Doyennés ; tableau des paroisses et de leurs divers · texte numérisé non relu

V . — Doyennés ; tableau des paroisses et de leurs divers

collateurs.

\j^ bulle des limites du diocèse de Malines n'a été mise en exécution qu'en septembre 1568, lorsque le vicaire-général Morillon gouvernait le diocèse au nom du cardinal Granvelle, retiré en Bourgogne. Aussi ce n'est qu'après cette époque que nos doyennés ont été établis.

A la suite des prescriptions émanées du premier coujcile provinciale de Malines (1570), le diocèse avait été partagé en dix doyennés ruraux, savoir : Malines, Lquvaiu, Bruxelles, Filvorde, Tirlemont, Leeuw- Saint-Pierre, Jlost, Grammont, Renaix et Ninove, Cette division fut faite par Morillon, comme il conste d'un décret authentique du 5 mars 1574 (ancien style 1573). Chaque doyen avait sous sa juridiction immédiate » un nombre à peu près égal de paroisses, afin .1 qu'il pût plus facilement les viaiter, connaître les populau tions paroissiales et les maintenir dans la foi cathxslique (3)."

(1) Voir le discours de Mgr de Ram, Conddératiom tur Vhistoire de rUnioersiié de Louvain, Bruxelles, chez Goemaere 1854, et le Journal Aist, et liU, de Kersten, t. l et II.

(2) Voir VAnttuaire précité, p. 212 et suivantes.

(3) Antbonius, miseratione divina ete. Cum oaper juxta praeacriptum nosU.ao provincialis syaodi Mechlîuien. totum nostruro archiepiscopatum melioris reformationis causa in decem decanatus rurales, praeter archipresbyteratum civitateasem, diviserîmus, etc. • Dans les Analeetet pour

Mais cette division ne fut que transitoire. Mathias Hovias, par décret da 10 septembre 1596^ partagea le diocèse en onze doyennés ruraux : Malines, Bruxelles, Louvain, Leeuto-Sainl^ Pierre, Leeuio-Saini- Léonard (Léau^ ^ Zout-Leeuw), IHest , Tirlemont, Alosl, Orammont, Renaix et Oôsierzele. Gette division ^'-est maîn^tenae jusqu'à ^extinction dd l'arclievèché en 1801^ 3auf que depuis Tan 1623 Ooriegkém, a Remplacé Ootterzélé, et que les vastes doyennés de Malines, de Brui^elles et de Louvain ont été partagés^ par Jean-Henri de Francken berg^ cbacun en deux sections.

Le territoire des districts on régions décanales de Diest^ Louvedn, teeuw Saini-Léonard et Tirlemùni avait appartenu, avant l^ô'O et 1560, au vaste diocèse de Liège et ressortissait à rafchidiaconé de Btabant. Tout le reste était un démembrement du diocèse non moins étendu de Gahbrai.

Les dojrens ou archiprêtres ruraux étaient toujours nommés par l*archevêque. Celui-ci désignait le curé Au doyenné qu'il jugeait le plus capable de remplir ces fonctions.

Ttous allons donner le tableau des paroisses avec la désignation de ceux qui en étaient les coYlateurs soit & titre du droit dp patronat laïc ou ecclésiastique, soit à fitre d'incorporation |[1). Ce tableau représente ce qui existait à là fta du dix-huitième siècle et renferme quelques patoisses qui ri'ont été canoniquement érigées que sous les derniers archevêques (2). Nous commençons par la cité métropolitaine.

MreiV à VhUtoirit teclésiasiigw dû la Belffigua, toro. lIUp. ^19 (annéo . 1866). Les noms de ces doyeanôs nous sont connus par un autre docu* ment inséré dans le SyM. Belg, 1, 177 et 178.

(1) Les églises incorporées, c'est-à-dire unies à une corporation, par exemple, an monastère, un chapitre, une uatversrté, n'élaieitt, à pre* ^eoiertt parler, que (tes vioairies. Le corps lui-même était censé étia i« vrai liourè; le pièiie qu'il nommait poar desservir une paroisse, n'était que on rem,pla$ant, piearùts. Cette quesiioa doit être traitée à part dans la Bel^çMê ehrétiênne,

(2) l^ous suivons les QuaetlloHâi a»nui Coneurnu Meeklin. éd. de- 1793, en les comparant avec Van Gestel, HUt, Jreh, Meekl, 17S6»

Fille de Malines.

Nous avons déjà va qae plusieurs siècles avant la création du siége^ Malines possédait une des plus anciennes et des plus illustres collégiales du pays. De même que presque tout le duché de Brabant^ dans lequel la seigneurie de Malines était bizarrement enclavée^ elle ressortissait à la juridiction des évêques de Cambrai.

Puisque Malines est la cilé, le siège de l'ordinaire^ il nous semble convenable de nous j arrêter un instant.

Primitivement toute la ville de la Dyle et les faubourgs ne constituaient qu'une seule et même paroisse confiée z\x plebanua ou inveatiiua de la collégiale de Saint-Rombaut. Le pléban avait^lui seul^ charge d'âme pour tous les habitants {plebs); il administrait le baptême et faisait les enterrements dans Saint- Bombaut^ ainsi que dans les chapelles urbaines et rurales qui en dépendaient.

Au milieu du treizième siècle^ quand Malines avait déjà pris de très-notables développements^ on dut multiplier les paroisses et restreindre la juridiction attachée à la plébanie. Par un acte, signé le 2 septembre 1255, du consentement de notre chapitre, Tévêque Nicolas de Fontaines créa la paroisse de Notre-Dame d'au-delà de la Dyle : Nieolaus... Cum prapter nimiam plebis multitudinem ae locorum dislanliam, parochiam Sancti Rumoldi in Mecàlinia, quae ultra Diliam ad ecclesiam Sanciae Hfariae, videlieet ad Musenas, ad Hanawyck et ad Neckerspole se etiam extendebat {in qua etiam parochia solus MecAliniensis plebanus curam habuit animarum, et sepeliebat mortuorum corpora tam Sanctae Mariae quam de Musenis seu ^tiam de Neckerspole , capellanis eonfessianes audieutiÔM et poenitentiam non absque pericuh animarum injungenlibus) ex nostro duxerimus officio dividendam, praesentium testimonio litterarum notum /aeimus, etc. Après ce préambule, l'évêque

INTRODUCTION D£ LA PRBlilÈllE PÉRIODE. 39

détache la chapelle de Notre-Dame de la paroisse primitive^ l'érigé en paroisse distincte^ lai accorde des fonts baptismaux^ le droit d'inhumation et un prêtre ou curé {prcprium sacerdotem) qui ait charge d'âmes et administre^ en qualité de curaluê, tous les droits de chrétienté à chacun, mais en déaus les limites de la nouvelle paroisse. Néanmoins le curé de Notre-Dame reconnaîtra l'antique droit de l'église -mère et devra, en conséquence, céder au chapitre collégial deux parts de toutes les oblations, des legs, etc., en réservant la troisième pour luimême. Il assistera à la congrégation synodale de Saint-Rombaut chaque fois qu'elle se tiendra ; aux principales fêtes de l'année, il assistera aux processions que feront les chanoines (si toutefois il peut se délivrer de l'office de son église avant l'heure de la procession) et il sera aussi prenant aux vêpres à chanter dans lacollégiale. En outre,réglise de Notre-Dame paiera annuellement à l'évêque de Cambrai la somme de douze deniers, ^omme eathedraticum et en recpnnaissance du droit épiscopal (1).

La même année et le même jour, le 2 septembre 1255, Nicolas de Fontaines détacha de l'église-matrice la chapelle du Saint-Esprit à Neckerspoel et celle de Saint-Lambert de Muysen et les érigea en églises paroissiales avec les mêmes droits et les mêmes obligations qu'il venait d'imposer à Notre-Dame d'au-delà de la Dyle (2).

La nouvelle paroisse de Muysen fut elle-même démembrée en 1288. C'est alors que fut créée la paroisse de Notre-Dame A' Hanêwyek, située hors de l'enceinte de la ville.

La chapelle de 88. Pierre et Paul^ celle de 88. Jean-

(1) MirsBas. m, 116etll7.

(2) L'égliae de Neckerspoel fot livrée aux flammes par les calvinistes, l'an 1578. En 1685, on la remplaça par une chapelle de paroisse attenante an cimetière de Téglise primitive. Mais, en 1603, un décret de J'oflEùûal Nicolas Ondart supprima la paroisse de Neckerspoel, en attribuant une partie à la paroisse de Saint-Pierre, et l'autre (oe qui est an- delà de Pasbrng) à la paroisse de Bonheyden. (Mirieas, ibid. note).

44 JVTilOlJt'CTIO.X DC LA FECXIÈKB PÉUODB.

BofiitU et Êcamçéiuie , et enfin celle de 8mMi€''C4iHmne furent éSeré^t an rao^ d'églises paroissiales dans le coan da qoaiomèiiie siècle.

Le i&grM db Chapitre méirejMimim avait juridiction sur le» recteiirs des églises saivanies :

Sajot'Rombaot, plébanie . . Coll. le Chapitre métrop.

Notre-Dame au-delà de la Dyle, avec les hameaax Gerdegfaem , Stayveobergy Battel et une partie

dHofstade idem.

SS. Pierre et Paul, avec Nec-

kerspoel idem.

Sainte-Catherine idem.

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