IV. — Collégiales de l'archevêché. — Université de Louvain
Les églises chapitrales ou collégiales sont celles où une corporation plus ou moins nombreuse de chanoines séculiers, collegium canonicorum, capilnlufn , fait régulièrement l'office divin à titre d'un bénéfice et conformément à certains statuts. Les prébendes ou bénéfices séculiers, en Belgique, comme ailleurs, étaient de différentes collations.
Le premier diocèse de Malines renfermait treize chapitres de collégiales fondés à des époques diverses. Nous les faisons connaître très-succinctement, en suivant Tordre alphabétique des localités où ils étaient établis.
1. Alost, église de Notre-Dame et de Saint-Martin. Ce chapitre, primitivement érigé dans l'église paroissiale de Saint- Géry à Haeltert,au temps de Gérard I^, 31® évéque de Cambrai (1046), fut transféré dans la ville d' Alost par l'évèque Henri de Berghes, selon le désir de l'archiduc Philippe le Beau d'Au» triche, duc de Brabant, (1495). Il se composait de douze chanoines, parmi lesquels le prévôt et le doyen étaient des dignités. Les prébendes étaient à la collation du Pape durant huit mois de Tannée, et à celle du chapitre lui-même durant
les quatre mois restants^ sauf le droit de certaines nominations dévolu à l'Université de Louvain et à l'évêque de Cambraiy plus tarda l'archevêque de Malines. En 1674, Alphonse de Berghes réduisit toutes les prébendes de la fondation primitive à un revenu égal pour les bénéficiers ; cette réduction sortit son plein. effet, vers 1718, sous l'épiscopat du cardinal Thomas*Fhilippe d'Alsace.
2. Andeelecht, église de Saint-Pierre. Ce chapitre avait dix-huit prébendes. Le seigneur de Walcourt conférait onze prébendes fondées par ses ancêtres ; le duc de Brabant en conférait quatre, à raison des donations faites par Henri I®' et son fils et divers privilèges accordés aux bénéficiers ; enfin trois prébendes étaient à la collation du magistrat de Bruxelles. Le doyen, principal dignitaire, était nommé par le souverain.
S. âbschot, église paroissiale de Notre-Dame. Antoine de Cioy, comte de Porchien et seigneur d'Arschot, et sa noble épouse Marguerite de Lorraine, fondèrent ce chapitre en 1462; Louis de Bourbon, évêque de Liège, en ratifia la fondation par diplôme signé le 80 octobre à Maestricht. Les bénéfices étaient au nombre de treize, à savoir dix réservés pour des ecclésiastiques séculiers et trois réservés à des religieux de l'abbaye noble de Sainte-Oertrude de Louvain. Anne de Croy, duchesse d'Arschot, augmenta considérablement les fruits de quatre prébendes séculières , sous l'épiscopat de Jacques Boonen (1647). Le doyen de ce chapitre était toujours un prêtre séculier élu par tous ses confrères ; mais le prévôt, le chantre et le pléban {invesiitus) on le curé de la ville étaient des teligieux de Sainte-Qertrude. Le prélat de Sainte-Gertrude nommait aux trois bénéfices réguliers, le duc d'Arschot aux dix autres.
28 INTRODUCTION DB LA PIIKMIÈRK PÉlUODK.
4. Bruxelles, église paroissiale de SS. Michel et Qndole. Lambert, comte de Loavain, fonda et dota en 1048 (neox style 1047) un chapitre de doaze membres dans Téglise qae noQd venons de nommer. Son snccesseur Henri I^, duc de Brabant, y ajouta en 1226 un nouveau chapitre de dix clercs, tous à nommer par les chanoines de la première fondation et à présenter à Tagréation du duc de Brabant (1). Le chapitre eut d'abord cinq dignitaires : le prévôt, supprimé au xiii® siècle, le doyen, l'écolàtre, le chantre et le trésorier. Les quatre dernières dignités existèrent jusqu'à la suppression du chapitre. Le doyen était nommé par le duc de Brabant, et les trois autres dignitaires, par le chapitre même. Le dernier doyen, Pierre Steenen (1777) obtint, pour lui et ses successeurs, par concession de Pie VI et de Marie-Thérèse, le privilège de porter la croix pectorale et la mitre, et celui de faire les offices pontificalement. En 1675 les chanoines de la seconde fondation furent investis par l'archevêque Alphonse de Berghes du privilège de paraître au chœur en habit canonial, semblable au costume du plébanetde Pécolâtre(2).IUppelons aussi que les pieux archiducs Albert et Isabelle firent en mars 1605 une fondation très-considérable de messes et d'anniversaires et ang* mentèrent ainsi les revenus des dôme grandes prébendea qui existaient alors (S).
6. DiBST, église de Saint-Jean-Baptiste, collégiale de douze chanoines instituée en 1297 par Hugues, prince^vêque de Liège, à la demande de Qérard, seigneur de Diest (4).
6. Diest, église de Saint-Sulpice, collégiale de treize chanoines instituée en 1457 par Henri de Yoren, prélat de Tongerloo, et confirmée par Louis de Bourbon, prince-évéque de
(1) Minens, I, 200.
(8) AnaUciât pour iervir à rhUtoire eecSéê, dé Belgique, III, 303.
(8) Mimas, I, 625-698.
(4) Miraus, I, 442. Voir Raeymaeckers, Ktrkêlijk Diâti.
IN'IRODl'CTION Dfi LA PREMIERE PERIODE. 29
Liège. Les prélats de Tongerloo conféraient tons les béné flces et nommaient nn de leurs chanoines-réguliers pour remplir la dignité de prévôt. Le pré?ôt faisait à la fois les fonctions à^invesliluê, c'est-à-dire pléban ou ouré de la ville.
7. Lesuw SAiNT-LéoNARD^ OU IttAv, ZouTE-LsEuw^ église paroissiale de Saint-Léonard^ collégiale établie en 1306 par le prince-évêque Thibaud de Bar et confirmée Tan 1338 par le prince-évéque Adolphe de la Marck. TjC chapitre lui-même nommait à sept prébendes, et désignait les cinq chapelains et les trois bénéfîciers; le chapitre de St* Denis de Liège et le prélat de Ylierbeek conféraient à tour de rôle les quatre autres prébendes et nommaient le pléban et l'écolâtre. La dignité déoanale et la cantorie étaient à la nomination du chapitre. La plébanie ou la cure d'âmes était attachée à l'une des onze prébendes.
8. LouvAiKy église de Saint-Pierre. L'origine de cette célèbre corporation remonte à Lambert H, dit Balderic, comte deLouvain, vers l'an 1054, et à Godefroid le Barbu, duc de Brabant, vers 1140. Par des fondations successive», Saint- Pierre acquit dix-huit prébendes, dont quinze se conféraient par le souverain et trois par l'administration communale. Ces dix-huit prébendes furent désignées, à partir de 1448, sous le nom de chapitre de la première /ondalion, pour le distinguer du chapitre de la seconde /ondatlTz ou de Ia /ondalion eugénienne qui fut canoniqùement institué, en faveur de l'Université, par bref d'Eugène IV, donné à Bome le 23 mai 1443. Le nombre des prébendes canonicales, d'abord fixé à quinze, fut ensuite réduit à dix, afin d'augmenter les revenus des titulaires ; la collation appartenait aux deux bourgmestres de la ville (1).
(1) Le chapitre de la seconde fondation était exclosivement composé de iuppâli ou membres de l'Université; on j remarquait deux professeurs en théologie, deux en droit canon, deux en droit civil, deux en médecine, un professeur de logique et un de doctrine ohré-
Le double chapitre de Saint-Pierre fut exempté de la juridictioQ épiscopale en 1512. II comptait six dignités le prévôt, le prévôt, le doyen (cAoûr-deien), le chantre, l'écolàtre, le plé ban et le trésorier. Le prévôt, le chantre et Técolàtre étaient nommés par le souverain, le doyen et le trésorier par le chapitre lui-même, le pléban par les deux bourgmestres. La dignité de prévôt ne fut presque jamais conférée qu'à des descendants de nos princes ou à des personnes de la première noblesse du pays. Les chapelains ou bénéficiers des autels de Saint-Pierre se réunirent en corps en 1360 ; depuis cette époque, ils assistèrent régulièrement aux offices du chœur (1).
9. LonvAiN, église paroissiale de Saint- Jacques. Un chapitre de douze membres, originairement établi (1079) à Incourt, an diocèse de Liège, par Badolphe et Gisla d'Incourt, fut transféré, en 1456, à Saint-Jacques à Louvain sous Philippe le Bon qui avait demandé la translation au pape Nicolas Y. Il fut incorporé à l'Université en 1585. Toutes les prébendes se conféraient par l'abbé- de Saint-Laurent de Liège. Le doyen était nommé par le duc de Brabant, l'écolâtre et le chantre, par le chapitre (2).
10. Malinrs, église paroissiale de Notre-Dame au-delà de la Dyle. Cette magnifique église devint collégiale sous l'épiscopat de Jacques Boonen (1643). Les douze canonicats, y attachés, avaient été fondés par le chanoine Disme de Brialmont, pénitencier de la métropole. Le prévôt était la première dignité ; le doyen, seconde dignité, remplissait les fondions
tienne. Ces chanoines ne devaient pas être prêtres i ni fréquenter le chœur, ni même réciter un office quelconque. S'ils se mariaient, ils perdaient leur prébende.
(1) En 1580, l'on comptait 67 ohapellenies ; on les réduisit à 68 en 1774. — - Nous empruntons tous ces détails à M. Van £ven, Lowain Monumental, pag. 168-171.
(2) Van Even, Lowtain Monumentale^. 821.
de pléban. Toat le chapitre de Notre-Dame était sous la dépendance da chapitre métropolitain; aussi les prébendiera devaient-ils être mis en possession actuelle, réelle et corporelle par le chantre de la métropole. L'un des chanoines était pris dans la famille du fondateur. Nul n'était nommé à l'une des neuf autres prébendes, s'il n'avait exercé les fonctions pastorales dans le diocèse de Malines et pendant l'espace de douze années au moins.
11. Meebbeke, au doyenné de Orammont, église de Sainte- Berlinde, petit chapitre de quatre chanoines et de cinq chapelains. Il devait son origins à un monastère fondé par le comte Odelard et son épouse Nona, sœur de saint Amand.
12. Benaix, église de Saint-Hermès, collégiale de quinze bé^ néficiers; les dignités étaient le prévôt, le doyen et le trésorier.
13. TiRLEMONT, église de Saint-Oermain, collégiale de douze canonicats fondés sur la fin du 12» et an commencement du 13« siècle. Le duc de Brabant nommait le doyen ; les autrès bénéficiers étaient nommés par le chapitre de Saint-Jean de Liège (1).
C'est ici, ce nous semble, le lieu de dire un mot d'une grande corporation ecclésiastico-civile dont le nom doit souvent revenir sous notre plume. Nous voulons parler de l'Université brabançonne, Studium générale in oppido Lovaniensi,
Erigée par Jean IV, duc de Brabant, avec l'assentiment du papeMartin Y, solennellement inaugurée le 7 septembre 1426, l'Université de Louvain reçut, en même temps que le chapitre de Saint-Pierre, les induits par lesquels les papes Jules II et Léon X l'exemptèrent de la juridiction épiscopale (2). Comme
(1) Van Oestel, 1, 273.
(3) Sar l'érection de l'Université, voir Namèche , Coun d'kiiioirâ naêùmalê, tom. III, p. 768 -764, et Van £?en, Lowain Monumental, pag. 886 et sqq.
corps brabançon, elle était régie par des lois particulières et se voyait maîtresse absolue dans son régime intérieur; par sa constitution, elle n'était soumise à d'autre autorité qu'à celle du Saint-Siège et du duc de Brabant. Le Pape et le souverain réunissaient lenrs efforts, lorsque les grands intérêts de l'établissement semblaient exiger leur commune intervention.
Uexemple le plus mémorable de ce concert de volonté et d'action se trouve dans la visite officielle de l'Université faite sous le règne d'Albert et d'Isabelle, pendant que Mathias Hovins était archevêque de Malines. De fait, l'Université ébranlée par les secousses qu'elle avait éprouvées dans les troubles du seizième siècle, avait besoin d'être raffermie sur ses bases. Il fallait redresser quelques abus et imprimer une direction plus régulière et plus forte à l'enseignement des sciences sacrées et profanes. Une visite générale fut donc faite, entre 1607 et 1617, par Jean Drusius, prélat de Parc et licencié en théologie, et par Etienne Van Craesbeke, conseiller à la cour de Brabant et docteur en droit, désignés tous deux par le nonce apostolique, Decius Garafa, et parles archiducs. Le résultat de leurs opérations fut un ensemble d'ordonnances, rédigé par les deux commissaires, et sanctionné en 1617 par les archiducs ainsi que par le pape Paul Y. Cet acte resta, depuis lors, la loi fondamentale deVAlma Mater (1).
L'Université se composait de cinq membres ou facultés. A la tête se trouvait la sacrée faculté de tkéohgie ; puis venaient les facultés de droit canon {jus potUifieium), de droit civil {jus eaesareum), de médecine et des arts. Tel était leur ordre hiérarchique.
Dans la faculté de théologie il y avait un corps spécial appelé êlricte ou étroite faculté et composé de huit membres. Ils prenaient le titre de docteurs-régents, parce qu'ils réglaient tout ce qui touchait de plus près la sacrée faculté. Deux doc-
(1) VoitV Annuaire de PUniversiié Catholique, années 1840 et 1841, appendice.
INTRODUCTION DK LA PRBMiiRE FJ&RIOJ>£. SS
teiU8 do clergé réguliier (Dominicains et Auguatins) avaient entrée dans ce respectable corps dèe son institution. Les docteurs-régents avaient aussi à veiller avec soin à la conservation des saines doctrines dans les antres facultés,
L'Université comptait quarante-deux collèges, fondés à diverses époques et richement dotés de fondations boursières. Le logement et la nourrjtoie y étaient gratudts j>0Jir un grand nombre d'élèves»
Le collège desyi^m^i^^, ceux de JTinciele, de Saini-Dona" iUn et de Sainl^Ives étaient réservés aux étudiants de la faculté de droit civil et à celle de droit canonique.
La faculté de théologie avait le gcsnd- et le petit*collége du Saini-Eèpritf les collèges du Pape Adrien 71^ de Uouterlé , de Saimt'Danai, de Malderus, de Saint-Augustin ou SaiuSg de DiviBUê, de Hollande, le Collège ou Séminaire Royal fondé en 1&97 par le roi Philippe U, etc.
La faculté des arts (philosophie, lettres, sciences naturelles et physique») avait un cours qui s'achevait en deux ans. Les étudiants de la première année s'appelaient logiciens ; ceux de la seconde année avaient la qualificution de physiciens. Quatre collèges de cette faculté, le Lis le Porc, le Castrum ou Chd^ ieau, et le Faucon étaient nommés Pédagogies, Les étudiants immatriculés» c'est-à-dire, dûment inscrits sur la matricule ou le registre de l'une de ces pédagogies, concouraient entre eux; la promotion générale se faisait chaque année d'une manière solennelle, et le Primusies quatre pédagogies était fêté comme un triomphatent •
Tout le corps universitaire avait trois dignités. Le recleur magnifique, chef suprême de l'établissement, gouvernait avec l'asaistancedu sénat académique : dans les solennités de l'École, il avait la préséance même sur l'archevêque du diocèse, mais non sur le nonce du Saint-Siège (1). Le chancelier, prévôt de
(1) Le recteur portait le glaive spirituel et le glaive temporel ; non* seulement il avait le pouvoir de porter des censures ecclésiastiques,
Saint-Pierre^ recevait le serment du prince, en qualité d'avoué de la collégiale de Saint- Pierre,* lors de son inauguration, et il conférait les grades académiques; en cas de décès, de maladie OU de tout autre empêchement, il était remplacé par le doyen de Saint-Pierre, pro-chancelier. La dignité de conservateur des privilèges était ordinairement donnée, par voie de suffrages, au prélat de l'abbaye de Sainte-Qertrude. Ceux qui ne relevaient pas enx-mômes de l'Université et étaient en procès avec Van de ses membres, étaient cités an tribunal du conservateur.
Les privilèges, accordés par les papes ou les souverains, étaient nombreux et importants. Citons-en quelques-uns. L'Université avait droit de nomination à des bénéfices ecclésiastiques dans les Pays-Bas, la principauté de Liège et queU ques diocèses voisins; les bènéficiers, nommés par elle, ne devaient résider dans un bénéfice à charge d*àmes qu'après un laps de sept ans, pourvu que les besoins spirituels ne souffrissent pas de l'absence du titulaire ; ceux auxquels elle avait conféré un bénéfice sans charge d'âmes, pouvaient jouir des revenus de ce bénéfice en résidant à Louvain soit pour y enseigner, soit pour y fréquenter les leçons comme élèves. Les ecclésiastiques étaient autorisés à étudier le droit civil et la médecine. Les suppôts académiques jouissaient de l'exemption de plusieurs charges publiques, des logements militaires, des grandes contributions, des droits sur les denrées de première nécessité (1).
Au seizième siècle, l'Université de Louvain fut le boulevard du catholicisme contre les nouvelles erreurs, nées m Allemagne et en France, n Sans les lumières qu'elle a » répandues, sans le zèle que ses divers membres ont employé '/ pour garantir les peuples contre le poison de l'hérésie, peut-
mais il exerçait toute la juridiction civile et même criminelle sur les iuppôli (les membres) de rUniversité.
(1) Privilégia Acadêmiae Lovaniênsi eotieeua, 9 vol. iQ«4. Louvain J728.
a être la religion catholique serait-elle entièrement éteinte dans « les Pays-Bas (1). «
Cependant, nous verrons plus loin, dans l'histoire de Qranvelle et de Jacques Boonen, le baianisme et le jansénisme prendre naissance au sein même de la faculté de théologie. S'il est avéré que le corps de l'Université, loin d'embrasser ces systèmes désolants, les réprouva constamment, exigeant de tous ses membres une nouvelle profession de foi, on ne peut se dissimuler que les erreurs de Baius ont trouvé des adeptes tenaces dans la faculté de théologie, et que le perfide jansénisme était parvenu à s'infiltrer dans toutes les facultés , celle de la médecine peut-être exceptée. Hâtons-nous de dire que la faculté de théologie fit connaitre solennellement sa parfaite soumission à la bulle Unigenitua, le 18 janvier 1719, et que dans une assemblée générale, tenue le 28 novembre 1730, les cinq facultés décidèrent que désormais nul ne serait admis à quelque grade, charge ou bénéfice en vertu des privilèges académiques, avant d'avoir humblement reçu les décisions émanées du Saint-Siège, et en particulier les constitution dogmatiques Fineam Domini et UnigenUus, fulminées contre Jansenius et Quesnel (2).
Lorsque les nouveaux évêchés furent établis au seizième siècle, tous les sièges de la province ecclésiastique de Malines furent donnés à des fils de VAlma Mater, Granvelle, arche* vêque-primat, avait étudié à Louvain ; Sonnius, successivement èvêque de Bois-le-Duc et d'Anvers, Bythovius d'Ipres, Jansenius de Gand, Cuyckins de Bruges , Lindanus de Buremonde, étaient des sommités théologiques de Louvain. Dans la suite des temps, la plupart de nos archevêques et des évêquea des Pays-Bas avaient été formés à notre Université.
(I) VJri de vérifier les dates, t. XIV, pag. 106. Édition in-8.
(9) Voir les rapports da cardinal d'Alsace, archevêque de Malines, adressés an Saint-Siège en 1721 et 1730, dans i'Annttaire de VUniv. Catk. Année 1840, p. 207 et soiv.
Il n'entre pas dans notre plan d'exposer les vicissitudes de prospérité et de revers qu'a eues l'illustre édifice, élevé au Ib^ siècle par les deux puissances (1). Qu'il nous suffise de rappeler qu'il fut renversé, le 25 octobre 1797 (4 brumaire an IV), par un simple arrêté de l'administration centrale du département de la Djle, sous le rectorat de Jean-Joseph H^velange, président du collège de Viglius (2).