Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de Chauvet
AU LIEU DE QUATKE. — RÉPARATIONS DE QUELQUES OMISSIONS CON- CERNANT DES NOMS DEJA ÉTUDIÉS. — JOSEPH LAKANAL. — ADOLPHE D'ASSIER. — FERDINAND MERCADIER. — l'aBBÉ F. RAUZY. — GLEYZES, DE MAZÈRES. — LE COMTE H. GUY DU PAC DE MARSOULIES. — RARON DE SAINT-PAUL. — PIERRE LAZERGES.— ARISTIDE PESCAIRE. — JACQUES OURGAUD. — H- MARCAILHOU d'aYMERIC. — LE COMMANDANT COMRES. — LE RARON CYPRIEN DE BELLÏSSKN. — L'ABBÉ J. CABIBEL.
Cet avant-propos contiendra, en premier lieu, notre réponse à cette question : pourquoi y aura-t-il un tome III des Archéologues, ou sept volumes dans notre Histoire des Ariégeois ? — en second lieu, nos réparations relatives aux omissions et aux lacunes que nous apercevons nous-même après coup, ou que d'autres veulent bien nous signaler.
En premier lieu, pourquoi, avec celui-ci, un nouveau volume sous le titre d'Archéologues, et par suite sept volumes dans l'ouvrage entier?
vi. a
u AVANT-PROPOS.
Nous reproduisons, en les empruntant au Moniteur de l'Ariègeàu 24 janvier 1886, les lignes suivantes trop indulgentes, sans doute, pour notre travail :
Malgré le mot historique d'un personnage célèbre qui savait parfaitement apprécier les hommes, il y avait eu jusqu'ici des montagnes de préjugés contre nous (c'est un Ariégeois qui parle). Il n'était pas même rare de voir lever les épaules et d'entendre les voisins et les étrangers proférer des paroles peu flatteuses à notre endroit. On s'était figuré qu'acculés au fond de nos montagnes, sans tenir même compte de nos fertiles et magnifiques plaines, les habitants de nos pays vivaient à l'état sauvage et ne se distinguaient par aucune bonne qualité.
Aujourd'hui personne ne pourrait se permettre cette
injure.
V Histoire des Ariégeois est faite. Il y a déjà quatre gros volumes. Le cinquième va paraître. Ce n'est pas la fin. Il y en aura un sixième, peut-être même un septième. Qu'on lise ces pages ravissantes où le plus pur patriotisme éclate et débordent l'on saura ce que l'Ariège, ce pays enchanteur, a produit en fait d'hommes d'esprit, de cœur, de vaillance. Plus que jamais nous sommes fiers de nos traditions. Plus que jamais, nous bénissons l'auteur de ce monument incomparable où rien n'a échappé au désir de mettre en relief la noblesse, la franchise, la sympathie, la rondeur et l'indépendance du caractère ariégeois, qui se manifeste d'ailleurs à la première occasion, à la première rencontre, sans qu'il soit nécessaire d'en faire une longue étude.
Ce que pressentait ce publiciste clairvoyant est arrivé, son peut-être un septième volume s'est réalisé.
C'est cet état de choses inattendu qui nous oblige à donner un mot d'explication et h insister sur la division de notre ouvrage.