DERNIER MOT SUR LABOUISSE
teur d'esprit et de sens, mort en 1815, écrivait, en 1806, sur notre auteur :
J'ai lu, relu le voyage charmant Du troubadour qu'Éléonore engage ; Avec Chapelle bonnement J'ai cru faire un pèlerinage1.
Aussi les contemporains songeaient, pour Labouïsse, à la tribune législative. « Comme Français et comme admirateur de votre talent, lui écrivait l'un d'eux, je désire que le département de l'Aude ne tarde pas à vous placer au rang où tout vous appelle. »
Bien servir le trône et la France...
Mais vous pourrez mieux les servir Quand votre éloquence si vive Fera noblement retentir La tribune législative2.
Le comte Baderon de Saint-Geniez3, M. Daru4 joignent leur forte et virile approbation de connaisseurs à tous les dithyrambes. Daru constatait les succès auxquels tous les gens de goût applaudissaient, et M. de Saint-Geniez, après avoir rappelé que Parny savait distinguer Labouïsse dans la foule des écrivains, éprouve le besoin de prendre sa lyre.
Au chantre de l'Occitanie En qui revit le doux génie De nos antiques troubadours; Au chaste amant d'Éléonore, Vrai phénomène de nos jours, Dont la voix brillante et sonore