AVANT-PROPOS. XXXIX
eux, avec le temps, avec l'espace, et mêlant dans sa narration la chronologie à la géographie.
Il y a déjà eu des travaux, très bien laits, sur la cité d'Ax, célèbre par ses eaux thermales. Mais ils étaient compris à un point de vue spécial. M. Marcailhou s'est proposé de ne rien laisser dans l'ombre, et l'on remarquera qu'il a tout interrogé, tout vu, tout étudié dans les archives locales et dans les traditions pour donner une monographie complète. 11 a la plume facile. Érudit, habitué aux recherches, il ne pouvait manquer de nous donner une histoire instructive, satisfaisante pour les savants et pour les lecteurs qui ne veulent pas de lectures pesantes.
Dans les soixante premières pages, l'auteur dit l'origine probable d'Ax, peu avant le huitième siècle. Ensuite il embrasse la série des petits événements de la cité depuis le neuvième jusqu'au dix-septième siècle. Ces événements n'ont qu'une importance locale; ils sont empruntés aux documents et aux chartes rapportés dans le cartulaire manuscrit de l'ancienne abbaye de Boulbonne. A côté de ces événements, il fallait donner la topographie, l'aspect primitif d'Ax et la ville moderne, Ax rebâti après l'incendie de 1586, la description des tours et portes de la ville, places, halle, hôpital, chapelles, oratoires, églises, sources d'eaux thermales, établissements thermaux. Cela prend les trois premiers chapitres.
Dans les chapitres IV, V, VI, VII et VIII, il s'agit de la physionomie administrative d'Ax pendant l'époque féodale. Les divisions territoriales, les privilèges et franchises accordés aux habitants d'Ax par