‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 281 sur 498 · La République fie VAriège · texte numérisé non relu

La République fie VAriège

416 L'ARIEGE, IVe PARTIE suite et fin), CHAI\ VI.

les conseillers généraux de diverses couleurs, et voyant que ces messieurs, en grande majorité, s'abstiendraient d'assister à l'inauguration de la statue de Lakanal, M. Laborde quitta Foix à la veille de cette fête civique. Lui, jadis chef de l'Ariège1, il dut disparaître le 24 septembre 1882, quand le gouvernement de la République nous envoyait un ministre accompagné de notabilités. Mieux eût valu La disparition en 1880 2. »

Mais ce mot disparaître éveille de soudaines protestations, et l'on ne tolère pas qu'on traite M. Laborde de personnage absolument fini. De nouveau, l'on jure que, dans les heures d'épreuve le sénateur démissionnaire verrait se masser autour de lui, plus dévoués et plus nombreux que jamais , tous les bons républicains du pays 3.

XV. — Nous terminerons ici les recherches relatives au but de notre chapitre, puisqu'il est notoire que l'Ariège a produit des avocats d'un talent élevé, qui ont tenu le drapeau de l'éloquence judiciaire. Quant aux polémiques ardentes qu'a soulevées M. Laborde dans la sphère des compétitions politiques,, nous n'avons ni à nous prononcer sur elles, ni à nous en mêler. Le temps parviendra à éclaircir les malentendus, s'il y en a, à rectifier les points de vue, à tout remettre en place, hommes et choses. Ce qui nous importait ici, c'était de dégager le talent de M. Laborde au moyen de sa renommée. L'omnipotence d'un citoyen

1. Un article de la République, envoyé de deux cents ligues, était intitulé : Le Chef, le Maître : « M. Laborde, ayant cessé d'être le chef, devint le maître. Mais on est fatigué des oscillations capricieuses du tiers parti constitué par Al. Laborde, d<> telle sorte qu'après avoir été le chef, M. Lahorde cesse d'être le maître. Qu'est-il donc? — Un embarras. »

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