‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 283 sur 498 · M. LABORDE ET LE SENTIMENT PUBLIC · texte numérisé non relu

M. LABORDE ET LE SENTIMENT PUBLIC

graves intérêts, accordons qu'on exige de lui de discuter publiquement, en père de famille, la valeur des hommes qui recherchent les suffrages t de leurs concitoyens. Qu'on laisse le radicalisme, qui prétend nous préserver de l'anarchie, exposer sa thèse ; qu'on soutienne qu'il n'y a dans une démocratie tout au plus que des hommes utiles ; qu'on prétende que M. Laborde n'est ni un semeur d'idées, ni un homme taillé pour la lutte active, passionnée, ardente2, et que cependant son influence dans le département est redoutée comme pouvant être désastreuse par le monopole de l'opinion publique, puisque cette opinion dépend d'une cinquantaine de personnages inféodés, dit-on , au cercle dont M. Laborde est l'idole; qu'on demande enfin à M. Laborde de faire du républicanisme au grand jour3, et de cesser V enrégimentation du suffrage universel comme contraire à tous les principes démocratiques 4 ; qu'on lui conteste la direction politique du département5 parce que la fonction de directeur politique de l'Ariège est une fonction inconnue, etc., etc., voilà encore, sans doute, autant de chapitres6 sur lesquels amis, rivaux et adversaires de M. Laborde peuvent échanger leurs vues, leurs manières de voir, et s'éclairer mutuellement par l'étude impartiale des faits, des choses, des hommes et des situations. Mais du seul fait de poser ces questions multiples dont M. Laborde est le point de mire, il sort la conséquence que la réputation de talent et de capacité administrative de M. Laborde a plus ou moins

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