‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 32 sur 498 · XLVI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XLVI AVANT-PROPOS

ouvriers do s'expliquer sur les salaires et la durée du travail. Il expose au chapitre IV les différentes grèves qui ont eu lieu en France dans une période de temps déterminée, et ne trouve guère qu'elles aient servi aux ouvriers. « Permettre la grève, dit- il, c'est en inspirer la terreur. Avec le temps, la liberté de coalition tuera la grève. »

Au chapitre V, M. de Bellissen essaye d'indiquer des moyens de prévenir les grèves. Il estime, avec Michel Chevalier, que les pensées d'amélioration populaire doivent remplir l'esprit des riches et des puissants.

Un paragraphe final est consacré à étudier le moyen de supprimer progressivement et de remplacer avantageusement l'octroi, auquel il reproche un défaut d'équitable répartition. 11 pencherait pour le système anglais ou américain.

Voilà un travail sérieux de notre économiste. Si M. de Bellissen fût venu plus tard, nous ne doutons pas qu'il se fût mis sur les rangs pour le concours Pereire, concernant les questions sociales contemporaines. Nous ne pouvons croire que l'économiste ariégeois s'arrête à moitié chemin. Depuis quinze ans, les problèmes de la science sociale et de l'ordre économique se dressent plus pressants que jamais. Espérons que M. de Bellissen viendra mettre son poids dans la balance. Les questions de la prévoyance, des assurances ouvrières, des institutions d'épargne, de crédit, de libre-échange, de liberté des banques, de coopération, d'influence des monopoles sur les intérêts et les salaires, de crédit démocratisé, d'instruction publique, de réforme scolaire, etc., ne sau-

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raient le trouver indifférent. Tout le monde met la main à l'œuvre, en Belgique, en Suisse^ en Angleterre comme en France. Quelle étude plus digne des veilles d'un généreux concitoyen, que d'envisager le problème social dans les termes qui suivent : « 11 s'agirait que chacun pût obtenir le pain de chaque jour et la sécurité du lendemain, la vie de famille, au prix d'un travail sans excès. » (Gh. Secrétan, la Question sociale, \ vol. in-8°, Lausanne, 1886.)

Du reste, l'écrivain ariégeois, qui appartient par certains côtés à l'école des économistes libéraux, se rattache par d'autres côtés à l'école des Roscher, Le Play, Ketteler et Perin, dans la manière d'appliquer les principes libéraux à l'organisation ouvrière. « Un peuple libre, dit-il. ne peut exister sans de fortes croyances religieuses. Les peuples athées sont bientôt des peuples esclaves.

« L'Angleterre, les États-Unis, la Suisse, la Belgique n'ont vu fleurir la liberté que parce que Dieu y a toujours été respecté. Il en est de même pour la famille. » [Eludes sur la question sociale, p. 7.)

Faut-il que nous revenions à des militaires de notre époque, encore sous les drapeaux, dont nous avons signalé les noms et la carrière qu'ils parcourent brillamment, M. Gustave Pedoya, chef de bataillon au

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