XLVIII AVANT-PROPOS
48e régiment d'infanterie et nommé récemment lieutenant-colonel au 22e de ligne; M. Azéma, lieutenant au 143°, passé capitaine au 100e de ligne; M. d'Amboix de Larbont, cbef de bataillon, qui a permuté pour le 3e régiment de zouaves? — Évidemment, l'histoire ne peut suivre au vol la carrière des Ariégeois qui n'ont pas encore achevé de donner lout ce qu'ils peuvent produire.
Nous avons parlé, en son lien, d'un autre jeune officier ariégeois, chef de bataillon d'infanterie de marine, le commandant Combes, ancien élève du collège de Foix et de l'école de Saint-Cyr, et qui s'est distingué dans les dernières et si âpres guerres du Sénégal. Non seulement M. Combes n'a pas dit son dernier mot, car sa carrière n'est point encore à son midi, mais jusqu'ici aucun récit spécial n'est venu exposer en détail et d'une manière complète la participation de notre jeune officier ariégeois à la dernière campagne dans le haut Sénégal et le Soudan, au cours de laquelle nous avons battu Samory, père du prince Diaoulé-Karamoko, dont la visite à Paris, dans l'été de 1886, excitait la curiosité publique. On a bien parlé du capitaine commandant Combes, soit dans la Revue nouvelle du 15 août 1886, soit dans une correspondance du Temps du 18 août de la même année. Mais on y a été si avare de renseignements, qu'à peine le nom de notre vaillant officier y est-il inscrit. Il est arrivé dans la circonstance ce qui a lieu presque toujours : il est dans la nature humaine que chacun abonde dans son sens et qu'il ne voie que ce qui passe sous
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ses lunettes. Le capitaine de Poly, ayant à raconter la campagne faite par nos troupes en 1882-1883, sur le haut Niger, a donné à la Revue nouvelle près de cinquante pages, dans lesquelles il parle abondamment de ce qu'il a vu immédiatement et de ce qu'il a fait avec ses hommes, avec sa colonne, de Kayes à Kita, dans une pointe sur Mourgoula, dans le Birgo (pour châtier un des principaux vassaux du sultan de Segou) ; dans le combat et la prise de Daba, capitale des Bambarras ; dans la rencontre et l'attaque de notre colonne par Samory sur le Niger, les 2, 5 et 1 2 avril 1 883, etc. Cependant, au sujet d'une expédition qui dura pour les spahis neuf mois et dix-huit jours, et où l'on perdit environ un tiers de l'effectif en Européens, le capitaine de Poly n'a que deux lignes pour M. Combes. Avant de continuer notre marche sur Bamakou, il fallait s'assurer que les Bambarras ne pilleraient pas nos convois et ne couperaient pas nos communications. « En conséquence, deux colonnes volantes partent pour parcourir le pays environnant, l'une sous le commandement du capitaine Combes, l'autre sous le capitaine Delanneau. » Le narrateur ajoute ensuite ces deux mots : « Le 25, retour à Sogniema; nous avions parcouru 110 kilomètres; notre but était atteint... Le capitaine Combes revenait en même temps que nous, après avoir brûlé trois villages et obtenu sur la route de bons résultats. » [Revue nouvelle du 1 5 août, p. 749, 750.) Enfin, voici sa dernière mention : « Cependant les spahis parlent le 9 février sous le commandement de M. de Poly et la direction du capitaine Combes, pour faire des reconnaissances
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