DURRIEU ET CHARLES LAMB
une âme passionnée, le goût des arts et de la politique avec la chaîne des occupations urgentes et fastidieuses ; des amitiés de haut parage et une vie obscure ; tous les désirs et beaucoup d'impuissance ; toutes les capacités et peu de résultats; une tête active sur un fantôme de corps. N'oublions pas que notre Ariégeois coudoyait les plus grandes renommées contemporaines dont il était le collaborateur. Il fut, dans la Revue des Deux-Mondes^ presque l'égal de Sainte-Beuve, de Jules Simon, Léonce de Lavergne, Alfred de Vigny, Charles de Bernard. Il faisait autorité dans la critique philosophique, au même moment où Frédéric Soulié publiait : le Château des Pyrénées , œuvre de littérature populaire ; le Bananier, étude des mœurs américaines ; les Prétendus, œuvre qui, selon l'auteur, devait être une peinture du monde.
Remettons au chapitre suivant pour dire un mot sur les contemporains encore sur la brèche.