‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 390 sur 498 · ARTICLES D'UN RURAL · texte numérisé non relu

ARTICLES D'UN RURAL

le nouvel Emprunt {Conservateur du 11 juillet 1872), outre qu'il trahit un esprit lucide, ouvert, rompu aux difficultés arides des questions financières, laisse voir, au moment de l'emprunt pour la libération du territoire, la fibre très vibrante , très généreuse d'un chaud patriotisme. Le résultat ne se fit pas attendre ; dès le lendemain, le journaliste de 1871 eut à donner une consultation financière. Il avait à formuler son opinion motivée sur les diverses valeurs comparées, sur les divers placements et les plus solides, quand on ne veut pas risquer «ou laisser languir ses capitaux. Après avoir donné à son correspondant inconnu une réponse, prudente à tous égards, M. de Martres, avec son vif esprit, ne put résister au besoin de terminer par les tirades charmantes dont il a le secret : « Il se peut qu'après ces explications, disait notre rural, mon correspondant soit plus embarrassé qu'auparavant. La gestion d'une fortune mobilière est chose difficile et délicate. Que voulez-vous? Il y a un moyen radical de ne pas être embarrassé, c'est de n'avoir pas de capitaux. Aussi Béranger a-t-il pu dire :

Les gueux, les gueux Sont des gens heureux, Us s'aiment entre eux.

Vivent les gueux M »

L'article du 28 juillet 1872 sur les Sauveurs ne manquait pas de malice. Enfin le quatrième article que j'ai lu de M. de Martres, et qui est du 29 mai 1873, roule sur l'avènement du maréchal de Mac-Mahon à la présidence de la République. On y trouve des réflexions ironiques et fines sur les silencieux , les idéologues, les phraseurs : « Il

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