‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 396 sur 498 · VI · texte numérisé non relu

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626 L'ARIÈGE, IVe PARTIE {suite cl fin), CHAP. X.

saillies piquantes, des assertions plus que contestables et pleines de sans-gêne, « de la poudre d'or embarquée sur des coquilles de noix », et aussi un peu de cet humour qui est un don des races du Nord, qui les porte au rêve, à l'exagération fantastique, mêlé à cet esprit qui tient du bon sens propre à notre race, et duquel provient ce ton tranchant, à l'emporte-pièce, qui nous distingue1.

MM. Jules Bariol et Auriol Abel rendront service à notre société s'ils parviennent à obtenir que les mots liberté de conscience, oppression des consciences, soient bien éclaircis, afin que, sous prétexte de libération des consciences, on ne prête point la main et l'on n'offre pas des facilités à des plans de tyrannie et de destruction. Le mot de Tacile Ubi soliludinem faciunl, pacem appellant, ne trouve que trop souvent son application dans le domaine des partis politiques. Sans parler de ceux qui, en réclamant leur propre émancipation personnelle, s'inquiètent peu de suspendre et d'empêcher la libre expansion des autres, la société contemporaine ne compte-t-elle pas dans son sein bien des amputés, des souffrants, des endoloris? Ambulanciers humanitaires, MM. Jules Bariol et Auriol Abel voudront soigner les blessés sur tous les territoires, partout où ils se trouvent. Récemment encore, l'un d'eux2 s'en prenait à la mauvaise application de la loi des o et 7 août 1879 sur les bureaux de bienfaisance, et réclamait en faveur d'une malheureuse femme de Rabat, veuve, ayant quatre enfants sur les bras, et pour laquelle on prétendait que les secours delà charité publique se faisaient trop attendre.

1. Il faut croire Paul Bourde sur les caricaturistes allemands.

2. Communication de M. Auriol Abel dans les journaux du départ ••ment, à la fin de mai 1880.

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