‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 441 sur 498 · Cormenin, le Livre des Orateurs, t. I, p · texte numérisé non relu

Cormenin, le Livre des Orateurs, t. I, p

4. M. Sévérieil Dumas, né à Lavelanet (Ariège), était devenu premier président de la cour d'appel d'Orléans. C'est ainsi que son fds Julien a été amené à s'attacher au barreau d'Orléans.

704 [/ARIÈGE, IVe PARTIE {suite et fin), CHAI'. XI.

a fait pressentir les gloires qui attendenl sa maturité: Le

journal et ensuite les conférences dans les réunions électorales de 1885, eu Airiège.

M. Julien Dumas a écrit, dans les feuilles du département, huit articles ayant pour titre : Les conservateurs devant le suffrage universel, dans lesquels il est difficile de ne pas remarquer une haute clairvoyance politique et un réel I aient d'écrivain. M. Julien Dumas, annonçant tout d'abord qu'il écrivait pour une lutte sociale, pour la préservation commune, veut s'attacher à dégager les devoirs de la presse conservatrice, à l'heure où il écrit :

Libéraux avant tout, dit-il, nous nous proposons de rechercher, dans les discussions et les actes de la trisle assemblée qui s'achemine vers l'oubli, les atteintes portées aux plus précieux de nos privilèges. Nous verrons ce que les hommes du gouvernement, oublieux de leurs promesses hypocrites, ont fait de nos garanties les plus chères, comment ils ont compris les libertés publiques, la liberté de l'enseignement, la liberté religieuse, le droit d'association, l'égalité des citoyens devant l'impôt. Nous aurons celle fortune d'invoquer contre des républicains les principes mêmes sur lesquels ils prétendent appuyer leur droit et, les retournant contre eux, nous montrerons aux esprits imparliaux le radicalisme qui nous prépare à bref délai la plus détestable des Ivrannies — la tyrannie jacobine.

Entrant dans le cœur de sa thèse, il demande aux conservateurs de s'affirmer par des comités, par des groupes réunis sous un drapeau commun. Le mouvement d'opinion doit se propager par la création de nouveaux organes de publicité. Il étudie le projet et l'idée d'un comité électoral départemental faisant intervenir les représentants autorisés de chaque canton, de chaque commune. Il examine ensuite les difficultés qu'une telle organisation loyalement essayée peut rencontrer dans la pratique, et Ton est frappé de ce qu'il y a de sage et d'acceptable dans ses conceptions. La variété des nuances et des idées dans ceux qui doivent concourir à ces comités, n'était pas une des difficultés les moins embarrassantes, et c'est pourquoi M. Julien Dumas demandait le désintéressement des partis politiques.

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