M. IJlazy est un jeune docteur en droit
748 I/ARIÈGE, IVe PARTIE [fuite et fin), CHAI'. XI.
M. Blazy a publics dans Y Avenir indiquent un polémiste que les luttes ardentes ne troublent pas. Au lieu de marcher les mains attachées derrière le dos et les pieds emboîtes dans les ornières, il demande la réalisation immédiate des thèses novatrices de la démocratie.
Lorsqu'on a lu ou parcouru quelques-uns de ses articles d'octobre et de décembre 188o, pendant et après la période électorale, on voit que M. Blazy est profondément convaincu de l'idée politique dont il est le brillant soldat. Elections législatives, succès relatif des conservateurs, discussion sur le Tonkin, ses opinions sont faites sur ces chapitres, et elles sont inébranlables. Le H octobre, lorsque les conservateurs se réjouissent des élections du 4, M. Blazy écrit son article Joie puérile, et appelle l'allégresse des conservateurs «véritable accès d'aliénation mentale ». Ce qui ne l'empêche pas, à son tour, lorsque le scrutin du 18 octobre redevient favorable à sa cause, de s'abandonner, pour son compte, à une joie tapageuse, pour ne pas dire puérile, dans ses articles La Victoire républicaine, — La Chute d'un parti (22 octobre 188o). Avant le scrutin, sa proclamation électorale comportait l'emphase et les généralités de toutes les professions de foi, sans oublier la fastidieuse redite « des quatorze siècles d'humiliation monarchique ». Toutefois, M. Blazy possède, il nous semble, les qualités maîtresses d'un journaliste sérieux : il a l'opiniâtreté logique. Il groupe dans sa polémique toutes les preuves directes favorables à sa thèse, toutes les inductions d'analogie, toutes les probabilités du bon sens, et il ne perd pas de vue son adversaire un seul instant; il l'enserre, l'enveloppe, le pousse, l'étouffé dans les nœuds de son argumentation.
Tel il nous apparaît au milieu des péripéties politiques qui se sont déroulées d'octobre à décembre 1885. Dans son