M. BLAZY
article Le Discours de Lockroy (fin d'octobre), il félicite le député parisien de dégager nettement ce qu'il appelle la morale des scrutins du 4 et du 18 octobre. Le 4, le peuple vote contre la direction imprimée au parti républicain ; le 18, il vote contre la monarchie qui se démasque et le menace. Pour la fameuse et interminable discussion sur le Tonkin , M. Blazy n'a fait grâce d'aucune séance , il a écouté, épluché chacune des dépositions faites dans la commission des crédits; il a tout épié, discuté, demeurant absolument froid à l'opinion exposée par le général Brière del'lsle sur les affaires de l'extrême Orient. Rien* n'ébranle ses convictions, rien ne le fait démarrer de sa virile attitude. Ses deux articles La Commission des crédits (2 décembre), — Deux dépositions (5 décembre 1885), font ressortir ce trait de physionomie du rédacteur de Y Avenir.
Que M. Blazy se garde des contradictions où nous pouvons tomber, malgré notre logique. Personnage scientifique ou non, on n'en est pas moins accessible aux extravagances sectaires. Ne voit-on pas le même personnage, dégagé de tout lien conventionnel et étonnant par son libéralisme, subir quelquefois l'ascendant des idées régnant dans son entourage, se passionner pour la chimère, se montrer en proie aux préjugés les plus fantastiques ? Mais qui n'approuvera M. Blazy, quand il veut la « république modifiée, améliorée », et déclare que « la république doit être un gouvernement de protection pour les petits et les malheureux », comme un gouvernement de justice pour tous? Ainsi, M. Blazy a conquis, non sans mérite, sa place dans la presse militante de l'Ariège. S'il doit continuer sa fonction de journaliste, il emploiera de plus en plus pour armes de combat la modération du langage, la hauteur des vues, le nerf de la raison et l'esprit pratique.
Mais M. Blazy, attaché depuis plus d'un an à Y Avenir,