CHAPITRE PREMIER
Objet du tome II des Archéologues, comprenant ceux qui ont fait valoir jadis, ou qui font valoir encore l'Aviège. — Section de la pédagogie. — Marc- Antoine de Foix-Fabas. — Ses livres sur l'éducation et sur l'éloquence. — Cet Ariégeois compte pour un des lettrés distingués du dix-septième siècle. — Arnaud Labrunie, de Saint-Girons. — Professeur à Saint-Sulpice à la fin du dix-huitième siècle. — Il passa, pendant la Révolution, en Belgique, puis en Angleterre. — Notre théologien fonde un établissement scolaire en Irlande. — Ses traités manuscrits de Matrimonio et de Justifia ont été utilisés par un sulpicien très érudit, M. Carrière. — Le Père Rouaix, doctrinaire. — Il enseigna avec éclat la philosophie au collège de l'Esquille, à Toulouse. — Le brillant philosophe Laromiguière, formé par le pi-ofesseur de Castelnau-Durban. — M. Moulis, de Saint-Girons, professeur d'humanités. — Littérateur modeste, il donna une traduction très estimée de V Enéide de Virgile, de Y Art poétique et des Odes d'Horace. — Mamertin Lafont, de Montferrier, et Télémaque Lafont, son fils. — Leurs écrits philosophico-religieux. — Leurs poésies Fleurs d'hiver et Panorama de la vie de Napoléon 1er. — M. Rumeau, instituteur à Grenade-sur-Garonne. — Henri Guerrier, inspecteur d'académie. — Ses Petites biographies littéraires et historiques. — M. Jean-Jacques-Eliacin Guichou. — Son savoir et sa valeur. — Ses publications. — Ses conférences éloquentes. — MM. Pé-dé-Arros et Hermile Reynald. — Ces deux professeurs classés parmi les historiens. — M. Louis Garaud, de Pamiers. — Son étude -nr le dialecte languedocien de Pamiers. — Son patriotisme en philologie. —
Le censeur du lycée d'Alger apprécié dans les congrès archéologiques de France. — Joseph Lakanal, gloire scientifique de l'Ariège. — Son rôle à la < Convention. — Ses missions dans les départements. — Ce qui distingue ce grand pédagogue. — Ce qu'il a fait pour les lettres et pour la réorganisation de l'enseignement public. — Les corps savants. — L'école normale. — Carder une juste mesure dans le panégyrique de Lakanal.— L'impression des monarchistes et des républicaine. — D'illustres amitiés entourèrent le moraliste de Serres. — Lakanal, mélange de honte d'âme et d'austérité républicaine. — Ne pas juger Lakanal sans tenir compte delà fermentation de 1793. — Ce qui est indiscutable et ce qui est discuté en Lakanal, soit dans sa réforme scolaire, soit dans son caractère personnel, soit dans le problème ardu de savoir s'il était dans les ordres sacrés, s'il avait accepté les engagements de la prêtrise. — Les trois périodes de la carrière de Lakanal. — L'éclat, depuis 1793 jusqu'en 1799. — L'obscurité et l'oubli, de 1804 à 1870. — La liquidation historique de 1870 à 1882. — Statue élevée à Lakanal dans la ville de Foix. — Réaction de Lakanal contre l'engouement à l'endroit des sciences physiques et mathématiques, et la négligence systématique pour les lettres l