PREFACE. VU
Ce Hyre a été, en Belgique comme au dehors S accueilli avec la même faveur que celui qui l'avait précédé. C'était donc un devoir pour moi de chercher à améliorer mon œuvre. Revue à seize années d'intervalle, elle m'apparaissait dépourvue du prestige qui entoure aux yeux de Fauteur le produit récent de ses veilles, et je pus la juger avec la même impartialité que si elle n'avait pas été de moi. Aussi lui trouvai-je de nombreuses imperfections. Je les ai diminuées autant qu'il m'a été possible, et si cette nouvelle édition n'est pas ce qu'elle serait devenue dans les mains d'un artisan plus habile, je suis du moins cei^ tain qu'elle vaut toujours beaucoup mieux que la première; c'est ce dont se convaincra le lecteur qui se don*» oera la peine de comparer l'une avec l'autre.
Des lacunes surtout m'avaient été signalées ; elles étaient trop saillantes pour que je n'en reconnusse pas l'exis» tence, et j*ai cherché à les combler. Les plus importantes concernaient l'ancienne principauté de Liège. Outre de» additions assez importantes, introduites dans le chapitre XII, j'ai consacré deux chapitres entièrement nou« Yeaux, le W et le IX% au récit des faits qui ont amené la révolution du 18 août 1789, et de ceux qui se sont ensuite passés jusqu'à la restauration de Hoensbrœch, au com** mencement de 1791. J'ai cru aussi qu'il convenait, puis« que dans Ylntroéuciion j'insistais sur les conséquences de
* Je citerai parlicollèrement les Heiddberger Jahrbûcher der Litteratw , ou le savant et respectable Schlosser a bien voulu lui consacrer vingt pages de compte rendu.