‹ Histoire des CampagnesChapitre 132 sur 267 · LIVRE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE XVII

et de larmes ; les tentatives faites pour mettre un terme à tous les malheurs ont été inutiles v parce qu’il existe dans le pouvoir même du gouvernement qui vous opprime, un obstacle insurmontable à la paix. Quel Français ne seroit convaincu de cette vérité ! Les souve- ■ rains alliés cherchent de bonne foi une autorité ja/u/a/rc en France, qui puisse cimenter l’u- ”«ion de toutes les nations et de tous les gouvememens avec elle.

» C*est à la ville de Paris qu’il appartient, dans les circonstances actuelles , d’.accélérer la paix du Monde; son vœu est attendu avec l'intérêt que doit inspirer un si immense résultat : qu’elle se prononce , et dè^ ce moment l’armée qui est devant ses murs desdent le soutien de ses decisions.

» Parisiens , vous connoissez la situation de votre patrie , la conduite de Bordeaux , l’occupation amicale de Lyon , les maux attirés sur la France , et les dispositions véritables de vos concitoyens.

» Vous trouverez dans ces exemples le terme de la guerre étrangère , et celui de la discorde civile ; vous ne sauriez plus le chercher ailleurs. La conservation et la tranquillité de votre ville seront l’objet des soins et des mesures que les

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alliés s’offrent de prendre avec les autorités et les notables qui jouissent le plus de l’estime publique.

» Aucun logement militaire ne pèsera sur la capitale.

» C’est dans ces sentimens que l’Europe en armes devantvos murs s’adresse à vous. Hâtezvous de répondre à la confiance qu’elle met dans votre amour pour la pairie et dans votre sagesse.

» Le commandant en chef des armées alliées. Prince de Schwartzenberg. »

A peine M. de Vauvineux a-t-il lu cette proclamation, qu’arborant la cocarde blanche, il fait entendre au sein de Paris le premier cri de Vive le Roi! et ce cri est répété au même moment par le comte Leon de Lévis , dans la rue du Bac ; par M. Charles de Crisnoy , sur la place Vendôme; par MM. Guillaume et Charles de Nieuwerkerke , sur le boulevard des Italiens; par M. le comte de Laurice et par M. de Maistre à la porte Saint-Denis. Tous ces gentilshommes sont à cheval, haranguant le peuple , distribuant des cocardes et répétant avec enthousiasme le cri de Vise le Roi! et ce cri, selon la belle pensée du plus éloquent de nos écrivains , ouvre les yeux des

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