LIVRE XXL 4c
aussitât tous les habitans avolent arboré la cocarde blanche, et crië l^ivt le Hoi!
Retenus dans les bornes d'une sage circonspection que les souvenirs du siège désastreux de 1793 ne justifioient qne trop , les Lyonnais ne s'étoient déclarés que le 9 avriL Le lendemain et le snrlendeniain furent, pour eux, des ijours d'ivresse : on s'entbrassoit dans les rues. .Les illuminations , les feax de joie , les solennjiés, religieuses se répétèrent de proche eniproche , jusqis’aus' montagnes du Beaujolais et de l’Auvergne^' sigHalant ainsi ces grands jours de bmibeur public.
Le id avril seulementv <‘<>a avoit connu a yiUebanokc .par «nC'Oonrespondancc particulière iadéchéande «te: 'J^apoleoii, et la restauration, de la monarchie. Sans atèendre aucutt* avis : éfificiol , le marquis >de MaroHlhc | «mspréfet de '"Vdlefratwîbiy^’ secondé par leshabttans, fait proclamer le roflet arborer" le diâ«* peau blanc (i«). ht ll'f Deum est' chanté dnttay tontes les paroisses , taadisq«ePéladd«tpcopleâ’' est -encore comprimé dans le cheLHcu 'de l'A*-
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4g6 CAMPAGNE DE 1814.
veiron. Rhodez, en eiTet, contenu par l’autorité supérieure , ne proclame Louis XYIIl que le i5 avril.
Entourés d’armées et privés de communications, les départemens de Tarn et Garonne et de Lot et Garonne, reçurent aussi les derniers le mouvement régénérateur. A peine le préfet d’Agen eut-il connoissancc de la proclamation de Louis XVIII , qu’il répandit parmi ses administrés la joie et l’enthousiasme. Montauban étoit encore comprimé par les lois terriblesdu gouvernement usurpateur; mais le besoin d’un règne légitime étoit si généralement senti par l’universalité des habitansde Tarn et Garonne, qu’ils se disposoient à tout tenter pour hâter leur délivrance. Une insurrection alloit éclater, quand le 1 2 avril on vit à Montauban les deux officiers supérieurs qui se rendoient en parlementaires à l’armée du midi. Les habitans ne se contiennent plus; les cris de le Roi l
retentissent de toutes parts, malgré l'hésitation del’autori té supérieure qui flottoit encore entre les ordres contradictoires du gouvernement de Paris et de la régence de Blois. Arrive le même jour le courrier de Paris; les journaux sont distribués , et en même temps les flots du peuple SC répandent en tous sens dans les rues et les