‹ Histoire des CampagnesChapitre 47 sur 267 · LIVRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE XIII

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■« Habitans de Bordeaux ! le magistrat patcr- » nel de votre ville a été appelé par les plus » heureuses circonstances , à sc rendre l’in- » terprète de vos vœux trop long-temps com- » primés'; et l’organe *dc votre intérêt pour «accueillir, en voire nom, le neveu, le «gendre de Louis XVI, dont la présence » change en alliés des peuples irrités qui, jus- » qu’à vos portes, ont eu le nom d’ennemis.

» Ce n’est pas pour assujétir nos contrées à » une domination étrangère que les Anglais , » les Espagnols et les Portugais y apparoissent. » Ils se sont unis dans le midi , comme d’autres » peuples au nord , pour détruire le fléau des » nations , et pour le remplacer par un mo- » narque père du peuple ; ce n’est meme que » par lui que nous pouvons apaiser le ressen- » timent d’une nation voisine contre laquelle » nous a lancés le despotisme le plus perfide.

ji Les mains des Bourbons sont pures du » sang français. Le testament de Louis XVI » à la main , ils oublient tout ressentiment ; » partout ils proclament et ils prouvent que » la tolérance est le premier besoin de leurs » âmes. C'est en déplorant les terribles ra- » vages de la tyrannie qu’amena la licence , » qu’ils oublient les erreurs causées par les

» illusions de la liberté. Ces courtes et conso- 3) lantes paroles que vient de vous adresser 3» l’époux de la fdle de Louis XVI : « Plus de 3) tyran , plus de guerre ! plus de conscription î » plus d’impôts vexatoires ! » ont déjà rassuré » vos familles.

» L'auguste prince est dans vos murs ; il » vous a fait entendre lui-méme l’expression » des sentimens qui l’animent , et ceux du 3» monarque dont il est le représentant et 3> l’interprète. L’espoir des jours de bonheur ^ qu’il vous assure a soutenu mes forces. Les 3) premiers , vous avez donné un glorieux » exemple à la France.

3) Tout nous permet d’espérer qu'à l’excès 3* des maux vont succéder enfin ces temps d.é- 3) sirés par la sagesse , où doivent cesser les 3) rivalités des nations; et peut-être étoit-il 3> réservé au grand capitaine qui a déjà mérité 3) le titre de Ubéralcur des peuples , d’atta- 3> cher son nom glorieux à l’époque de cet 3> heureux prodige.

« Tels sont , ô mes concitoyens ! les motifs 3) et les e.spérances qui ont guidé mes dé- 3) marches, et m’ont déterminé à faire pour 3> vous, s’il le falloit, le sacrifice de ma vie. 3» Dieu m’est témoin que je n’ai en vue que

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