CHRISTINA IN PAGE
(( Christine dans la paix. »
Enfin, dans nn grand nombre de cas on ne lit au Ire chose que le nom de la personne.
-^ HU.ARLE
« A Hilaire. »
SATVRXIXI.
« De Saturnin. »
La brièveté. — Il est bien connu, parmi les archéologues, que plus les inscriptions tumulaires sont brèves, et plus elles approchent des temps primitifs ^. En effet, rien de plus facile à comprendre que pendant les persécutions nos Fossoyeurs, manquant, d'une part, du temps, de Thabileté, des outils nécessaires ; d'autre part, absorbés par le soin d'ouvrir les Catacombes et par la nécessité d'ensevelir les victimes, qui, dès le règne de Néron, formèrent, au rapport même de Tacite, une multitude énorme, multitudo ingens, oui dû se borner à tracer en toute hâte le nom essentiel de la personne et le signe caractéristique de sa mort, si c'était un martyr. Souvent même ils supprimaient le nom pour tracer simplement la palme, parce qu'il importait beaucoup plus de faire connaître la qualité de martyr que le nom de la personne.
De là le très-grand nombre de martyrs inconnus qu'on trouve dans les galeries. D'autres fois le nom est exprimé ; mais, comm e dans la dernière inscription citée plus haut, il ne se trouve point au cas voulu, preuve évidente que l'inscription attend une main qui l'achève. Ou la mort a glacé cette main, ou le glaive Fa coupée, ou mille autres circonstances, aisées à deviner dans ces temps difficiles, l'ont empêchée d'agir et rendu vaine l'intention du Fossoyeur. Néanmoins tout n'est pas perdu, puisque cette mutilation même
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est un témoignage éloquent des angoisses et des périls qui environnaient nos héroïques ancêtres.
La simplicité et la brièveté forment donc le premier caractère qui distingue les anciennes inscriptions chrétiennes. Quelques inscriptions païennes, prises comme point de comparaison, le rendront encore plus saillant. Les trois suivantes sont choisies entre les plus courtes publiées par Marangoni 1.
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