‹ Histoire des catacombes de RomeChapitre 86 sur 172 · P. C.ECILIVS. P. L. FAVb^TVS · texte numérisé non relu

P. C.ECILIVS. P. L. FAVb^TVS

(( Defuncla Egnatia Sexti liberta auge ; vivus Sextus Egnatius Sexti libertus neico ; viva Egnatia Sexti liberta Apollonio ; defunctus Publius Cœcilius Publii libertus faustus. ))

D'autres fois l'inscription indique non les individus, mais la classe de personnes qui a droit à la même sépulture. De là les sigies suivants, si communs sur les pierres tombales : H. M. H. X. s., hoc monumeiitiim hœredes non scquitur; H. M. A. H. N. p., hoc monumentuin ad hseredes nonpertinet. Si les héritiers sont admis dans le tombeau, l'inscription a soin de" le remarquer : h. m. h. s., hoc monumentum hseredes sequitur. Quelquefois les seuls héritiers naturels doivent jouir de ce privilège, à l'exclusion des héritiers légaux, et cette distinction se trouve également spécifiée : h. m. h. e. N. s., hoc monumentum hseredes extcros non sequitur.

Ordinairement les affranchis, les affranchies et leur postérité avaient place au colombaire de leurs patrons. Cette faveur est exprimée par la formule : lib. lib. q. postq. e., ibertis libertabusque fosterisqiœ corum.

Telle était la jalousie des païens à l'égard de leur sépiil-

ture qu'ils indiquaient soigneusement la contenance du terrain concédé, afin que personne ne pût s'en emparer, le diminuer, y bâtir, en faire un usage quelconque. De là encore ces sigles tant de fois reproduits sur les colombaires et les tombes isolées : in. fr. p. xv. ; m a, ou ina, ou IN AGR. p. XII, in frontepedes quindecim, inagro pedes duodecim. Comme la plupart des tombeaux regardaient les voies publiques sur les bords desquelles ils étaient placés, m fronte veut dire in latum, in latitudinem, ante frontem, in monumento, in fade a via, et in agro signifie in longum^ in partem posteriorem, rétro, a rétro, rerrorsum. Si le tombeau formait un quadrilatère, on l'exprimait de cette manière : Q. Q. V ; quoquoversum ; ou bien : in fronte et in agro pedes quadratos. Exemple : in. a. p. q. xv., in fr. p. q. xv., in agro pede quadratos quindecim, in fronte pedes quadratos quindecim. Ils allaient jusqu'à indiquer les fractions, comme un demi-pied et même quelques pouces : in. f. p. xv., in. ag. p. xiis, in fronte pedes quindecim, in agro pedes duodecim semis; IN FR. p. VII [T., in fronte pedes septem triens.

Pour protéger leur tombeau contre toute espèce de profanation, ils ne se contentaient pas de le placer sous la protection des dieux Mânes ; les inscriptions lançaient encore des malédictions, et stipulaient des amendes contre les violateurs ; exemples : h. m. d. m. a, huic monumento dolus malus abesto ; ou bien : si quis hoc vendere voluerit, arkse pontificum l. ss. x. millia nummum inferet ; vel : si quis alienum corpus hic intulerit pœnam supra scriptam inferet. La plus grande malédiction qu'ils pouvaient lancer contre le violateur de leur tombe était quïl fût lui-même privé de sépulture. Exemple :

L.ESERIS. HVNC. TVMVLVM. SI. QVIS QMS. IN. TARTARA. PERGAS ATQUE. EXPERS. TVMVLI. L-ESERIS.

HVNG TVMVLVM.

— XYIII —

Page 1