‹ Histoire des catacombes de RomeChapitre 87 sur 172 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Orthographe des inscriptions-, orthographe des lettres.

La première condition pour lire une inscription, c'est de connaître à quelle classe elle appartient, chaque classe ayant des sigles particuliers ; mais cela ne suffit pas, il faut encore se familiariser avec l'orthographe lapidaire. Or, six choses doivent fixer l'attention : les- lettres, les diplithongueS", les sigles, la ponctuation et l'ornemenlation.

Des lettres. Il faut d'abord s'habituer à plusieurs bizarreries dans la forme des lettres : 1° on trouve des inscriptions latines en caractères grecs ; cela peut tenir à ce que les deux langues se parlaient indistinctement à Rome et en Italie sous l'empire et sur la fin de la république ; 2° la première et la dernière ligne de Tinscription sont souvent écrites en lettres majuscules, tandis que les lignes intermédiaires sont en texte ordinaire ; 3° dans le contexte, des lettres majuscules sont quelquefois mêlées à des lettres plus petites. Cet usage n'a d'autre motif que la fantaisie du sculpteur ou Fornementation du monument ; exemples : QviNcTivs, maTer, consvLibvs, omnIvm, cvrIam, mvnicIpia, stipendIIs, MVNicipii?, sIbi, intellIgant, etc. D'autres fois la lettre majuscule indique, en la suppléant, une lettre omise ; exemples : merccRo, eSe, akgemarI, boabI, copIs, pIssimo, TVRnIs, etc., pour Mfrcurw, esse, argentani, Boarii, copiis, piissimo, tarreis ou turres. Enfin, dans certains cas, pour indiquer qu'une syllabe est longue, on redouble la lettre. Exemples : svils, libertiIs, pour suis et Hbertis.

A s'écrit quelquefois comme "^ des Grecs, d'autres fois

B comme notre 6 ou r^ .

D comme notre d,

E est souvent remplacé par deux II ; exemple, matIIr

pour mater; d'autres fois parle n des Grecs ou par le c en demi-lune Ç.

F prend quelquefois celte forme ^^T*

G celle-ci Q •

H celle-ci /^f ou celle de l'esprit doux i ou celle de l'esprit fort i.

1. On trouve à peine quelques inscriptions avec le i surmonté d'un point ; mais il se rencontre un certain nombre surmonté d'un petit triangle A. Cette manière de ponctuer, dont on trouve des exemples au siècle d'Auguste, devient commune au quatrième siècle. I surmonté d'une petite ligne signifie et. Exemple :

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