‹ Histoire des catacombes de RomeChapitre 92 sur 172 · CHAPITRE Yl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Yl

Ponctuation.

Je n'ajouterai que peu de choses à ce que j'ai dit de la ponctuation dans l'histoire des Catacombes. Les accents figurent sur un certain nombre d'inscriptions; mais jamais on n'y trouve l'accent circonflexe, bien qu'il fût en usage chez les Romains, ainsi que nous l'apprend Servius ^ L'origine des accents dans l'écriture monumentale date du siècle d'Auguste. Au reste, les accents apprennent peu de chose, excepté l'antiquité des inscriptions. Si quelquefois ils marquent les syllabes longues, souvent ils accompagnent les syllabes brèves et n'accusent que la fantaisie du sculpteur.

Quant à Vinterpo7ictuatvm, elle donne lieu à trois remarques d'une certaine importance : 1° Dans les inscriptions de la meilleure époque chaque mot est suivi d'un point rond. Il faut excepter, en général, les derniers mois

1 ,Eneid., lib. III, v. 375.

de chaque ligne. En effet, le point ne fut introduit que pour distinguer les mots les uns des autres. Or, cette distinction est suffisamment indiquée pour le mot final par la place quïl occupe. Maffei va jusqu'à rejeter comme fausse toute inscription dont les dernières paroles sont ponctuées. Cette règle offre cependant des exceptions ; il existe des inscriptions très-authentiques dont les derniers mots sont ponctués. Exemple :

cA LiMo A cA A ergA

CLEMENTInA mil a COhA VII PrA ^ ycA MARClA GEMELINI

LivisA obseqVPsy libA vA fA

« Caio Livio Caii filio, Sergio Clementi, militi cohortis octavae, primœ centuriae, Caius Marci Gemellini Livius obsequens libertus, vivus fecit. »

Ce qu'il y a de remarquable dans cette inscription, c'est qu'elle est ponctuée non avec le point rond, mais avec un point triangulaire : cette forme indique les temps postérieurs à Auguste.

2° Quelquefois chaque parole, chaque syllabe et même chaque lettre est suivie d'un point. Ce signe annonce les inscriptions du second siècle, bien qu'on le trouve parfois dans les temps antérieurs. Exemples.: dvm. taxât, in. tra. G. LAvco, pour dumtaxat intra Glauco; et enfin, j. y. v. e. N. T. I. V. s. T. j. T. Y. s. pour Juventuis Titus.

3° Par un excès opposé, ■ on trouve des inscriptions où ni les syllabes ni les mots ne sont séparés par aucun point. Les ouvrages en terre cuite offrent souvent cette anomalie. En voici un exemple entre mille :

EX rBAVLPLE ACCE PTA P^ ET APR COS

— XXYIII —

« Ex prœdiis Ulpise accepta Pœtino et Aproniano consulibus. )) Cette inscription date de Tan i23 après Notre- Seigneur.

Terminons en ajoutant que pour séparer les périodes, ou indiquer le passage d'un sujet à un autre, les anciens, se servent ou d'un point d'interrogation (?) ou d'une ligne verticale: 1 .

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