PRÉFACE. Y
étroite et assez solide pour que 4^ puissances, qui sont en contact immédiat avec la Russie, consentent à se faire vis-à-vis d'elle les barrières de l'Europe, et à prendre contre elle une situation d'antagonisme permanent.
Ces deux conditions sont d'ailleurs solidaires; car pour porter des coups décisifs à la Russie nous avons besoin de la coopération des puissances allemandes, et nos succès seraient stériles, si, à la fin de la guerre, les puissances allemandes n'acceptaient point la position permanente de gardes avancées de l'Europe occidentale contre la Russie. Ces deux conditions embrassait le système politique qui doit présider à la guerre, et le plan des opérations militaires qui doit être conçu et exécuté conformément à ce système.
Épuiser les ressources défensives de la Russie, on peut y parvenir sans doute : nous sommes sûr que l'on y parviendra. Mais en admettant même les chances les plus fav(»*ables et les éventualités les plus heureuses pour nous, il est manifeste que ce ne sera pas l'affaire d'une campagne. Ce n'est donc point à de faciles triomphes et à une prompte paix que nous devons nous attendre, il faut nous préparer à une guerre laborieuse et persévérante.
Le système politique qui doit présider à cette guerre