‹ Histoire des chapelles papalesChapitre 18 sur 60 · DE LA FAMILLE CARDINALICE · texte numérisé non relu

DE LA FAMILLE CARDINALICE

On retrouve quelque chose de la hiérarchie de la Famille pontificale dans la Famille cardinalice ^ les officiers on fonctionnaires qui la composent appartiennent à l'antichambre, au salon , à l'office, à la cuisine, aux écuries du Cardinal , etc. L'antichambre se compose de l'Âuditenr, qui prépare les documents pour les congrégations où doit assister le Cardinal ; du Secrétaire', qui fait et ouvre les dépêches; du Maître de chambre, qui règle le cérémonial et introduit les étrangers; du Gentilhomme, qui porte la barrette cardinalice et la torche dans la procession. La seconde antichambre du Cardinal se compose du Candataire , qui est prêtre; daCliapelain, du Maître de la maison ou Intendant, du Camérier, de PÉchanson ou Buffetier , du Doyen , qu'on appelle di collare , à cause du ral>at qu'il porte : il règle et surveille l'ameublement du salon cardinalice. Le Doyen de la portière accompagne le Prélat , pour ouvrir la portière du carrosse. Enfin , quelques autres serviteurs, tels que les Aide-Camériers, plus particulièrement employés au service intérieur du Cardinal, qui portent la livrée, composent la Famille cardinalice. On appelle Chapes noires, le Maître de chambre-, le Gentilhomme, le Caudataire, le Chapelain et le Camérier^ parce qu'ils portent le manteau noir. La livrée du Cardinal est portée parles Aide-Camériers , le Maître d'écurie, le Cocher, le Postillon et les Garçons d'écurie , qui ont au bras gauche une plaque aux armes de leur noble patron.

DES BASILIQUES BOMAINES.

Note 2 , page 3*

Les basiliques romaines occupent un rang trop important dans la liturgie pontificale , pour que nous n'ajoutions pas ici quelques détails à ceux que rapporte rhistorien des Chapelles papales» Ils ne peuvent être que trèscirconscrits : des volumes entiers, de longues monographies sont consacrées, non-seulement à Thistoire de ces églises, mais encore aux privilèges dont elles jouissent et aux reliques qu'elles contiennent. Il y a à Rome treize églises décorées du litre de basilique, savoir : Saint- Jean-de-Latran, Saint-Pierre au Vatican, Sainte-Marie-Majeure, Saint Paul sur la voie d^Ostie , Saint- Laurent hors-des-murs , Sainte-Croix de Jérusalem , Saint-Sébastien sur la voie Jppienne, Sainte-Marie in Trastevere, Sami-Laureni in Damaso, Sainte-Marie in Cosmedin^ Saint-Pierre-aux-Lîens , Sainte-Marie in Monte sancto , et régHsc des Douze- j4 poires. Les quatre premières basiliques sont appelées basiliques majeures patriarcales , parce qu'elles sont assignées aux quatre Patriarches majeurs : la première, mère de toutes les autres églises, cathédrale du Pape, lui est assignée comme Patriarche de l'Occident ; la seconde, à celui de Constantinople; la troisième, an Patriarche d'Alexandrie ; la quatrième , à celui d'Antioche. On a regardé comme semblable à ces basiliques, celle de Saint-Laurent hors-des-murs y dévolue aa Patriarche de Jérusalem. Les quatre premières basiliques ont seules le privilège des portes saintes; réunies aux trois suivantes, elles forment le nombre des sept principales églises qu'il faut visiter pour gagner les indulgences, surtout à l'époque des grands jubilés. Cette pratique de piété s'ap*pelle la visite des sept églises. On appelle basiliques Constantiniennes , celles dont la fondation e^t attribuée à l'empereur Constantin.

Les privilèges dont jouissent ces basiliques dérivent des anciens rites qu'on y observe dans la célébration des saints offices , du nombre et de l'importance des grâces ou indulgences que l'on gagfie en les visitant, et des précieuses reliques qu'on y conserve; de certaines prérogatives dont jouissent les patriarcales, où les fidèles peuvent gagner leurs pâques, faire baptiser leurs enfants, quoique étrangers à la circonscription territoriale; de la prééminence hiérarchique de leurs Chanoines, etc. Le Chapitre de Latran ne le cède à aucun autre sous ce dernier rapport; il a le pas sur celai de Saint-Pierre dans les cérémonies religieuses, et lorsque ce dernier reçoit la procession de saint Marc dans la basilique Vaticane, il se lève, pour faire honneur au Chapitre de l'église-mère et cathédrale du Pape. On verra ( p. 347 ) que la basilique de Saint-Jean-de- Latran a deux ci-oix et deux gonfalons ou canopes , tandis que toutes les autres n'ont qu'une croix et qu'un gonfalon. M. Artaud rapporte , dans son Histoire de Pie Kll (2.e vol.) , qu'une bulle du 28 Février 1805 érigea Notre-Dame de Paris en basilique mineure. « Nous concédons à ladite église, disait Pie VII, le droit de faire porter dans les processions le canope ou pavillon, à l'instar des mêmes basi-

liquei de notre ville ». liCS Chanoines des patriarcales ont le titre et le ciistiimc de prcbt romain ; ils portent le camail foarré d'hermine blanclin (arnwlltfio bianco)\ les Bénéûciers le portent de coaleur grise. Les Clianoiucs Prélats di nianlellella ont seuls le droit d'assister aax fonctions papales.

Le personnel de ces Chapitres et les statuts qui les régissent offrent des dlffcrcnces entre ceux des basiliques majeures et des basiliques mineures: le Chapitre, de concert avec le Cardinal- Archiprêtre , administre les revenus dans les premières; dans les secondes, FArchiprêtre a despouvoin d*admlni&tration pins étendus, indépendamment des Chanoines.

Le Chapitre de Saint-Pierre est le plus nombreux de tous, à cause, sans doute, des Fonctions papales, qui, pour la plupart, sont célébrées dans cette basilique : il se con)pose de trente Chanoines, de trente-cinq Bénéûciers, de vingt-six Clercs-Ronéliciers, de quatre Chapelains innocentins, créés par luuiHYut III, de six Chapelains de chœur; enfin, de vingt-quatre Chapelains d\)rchcstre. Ce Chapitre compte maintenant cinq Archevêques qui sont Chanoines de Saint- Pierre. Des Diacres et Sous-Diacres peuvent être Chauolues et Béncftcicrs.

Le» fonctions crclésiasllqnes sont en général peu rétribuées à Rome; le it'veuu ofAolrl d'un Cardinal équivaut à peine au traitement d'une bonne prértHTturt en France; les Chanoines de Saint-Pierre ont 60 écus romains ( SJII (Vm valeur Hançaise) de traitement par mois, ce qui fait un total ou rtvenu «nuuol de 58:Vi (V.

Lor);anl>atlou des autiTS Chapitres est à peu près la même; les Chanoines y Muit moins nombreux, et leur revenu est proportionnellement moindre, ^iih j^nt riin|K)rtjiniT des basiliques auxquelles ils appartiennent : c'est ainsi que le» l^upUl1^ de Saint-Laurent in Damaso ne se compose que de seize Ch«ui4ne»| diujt le rtveuu est de 30 écus par mois.

M L AUTEI. PAPAL.

Note 3, fige 3.

L'Autel des bisàhquf^ lutriarcales sur lequel le Pontife romain peut seul e^elMW \e& Siulnl» w vstèiirs « est appelé auM PapaL Nul autre ne peet y «41Vlr le SAlnl «^neriAee sjii>s un bref particulier, oomme on le sait. Quand «<M AUlel êlAll |4^Y «Uus 1<N^ ancienufs q|lise& sur le tombeau des martyrs, <Mi r«ppeUll MMici Ut lu t\^ftssiom , parte que c'était là qne les héros «;hivtle<vii a> Aleut iVttf«$$< la lVjki« «ni tout au moins que leurs restes étaient |M>Meu.^ii««il %\^iMrrv«fs. L autel F^pol de 5aîn^Pienre porte ce nom, et ^V«4 le plus x^ru^M"^ deij^ auteU «ks ba>ilique$ romaùies.

S^ w u\n4 pas $ur la c\^Uu<^ Valicaue qne saint Pierre a sonfiTert le maiw tjt't» vi^ ut pirutèlr^^ d'a)>r<t^W$ traditions les plus respectables, qoesiir W uimU Ji^AukW* \viUtt «fo o» Ueu 0()èlMn^, raiicmia, on les fausses divii4l«» «iru^u<ii vtuitawhil k«r$^ iMracics^ ^^uh^itUe» xnn, |7.) Càaitlà, i^M i«|^|Mtici é» l>iàle « (|u\tUiiiil si^

( 419 ) de ses cruautés envers les chrctieus; la était le cirque de cet empereur, Tobélisque qui en déterminait le milieu , et dont on assigne la place entre les chapelles du chœur et la sacristie de la basilique. Cette terre a été arrosée, du sang des martyrs et des confesseurs de la foi , et peut-être est-ce dans ce cirque que saint Pierre fut crucifié par ordre de Néron : Hortos suos ei spectaculo Nero obtulerat, et circense ludicrum edehat, dit Tacite. Comme il est impossible de déterminer retendue de ces jardins, qu'il est probable qu'à cause des accidents de terrain, de la variété des sites, et surtout de la beauté du point de vue qu'offre le Janicule , ils devaient comprendre cette colline, il serait toujours vrai de dire que saint Pierre souffrit le martyre dans les jardins de Néron. Cette opinion concilierait les deux traditions 9 mais ne déciderait rien quant au lieu précis on l'Apôtre perdit la vie, savoir, s'il mourut sur le mont Janicule, ou sur la colline Vaticane. Quoi qu'il en soit , le corps de l'apôtre saint Pierre et celui de saint Paul , ce dernier mis à mort sur la voie d'Ostie *, furent conservés précieusement par les premiers chrétiens dans les catacombes de Saint- Calixte sur la voie Âppienne , et plus tard transférés au mont Vatican, où les attendaient les honneurs que, dans sa ferveur naissante, leur préparait l'empereur Constantin : le premier autel élevé au vrai Dieu sur cette colline fameuse, le fut par ce prince, sur le tombeau des deux Apôtres. La religion de Jésus-Christ n'y régna pas d'abord sans rivale ; jusqu'à la fin du troisième siècle, on continua d'y célébrer encore les mystères deCybèle, comme le prouvent d'anciennes inscriptions trouvées dans les fondations de la chapelle de Saint-Simon et Saint-Jude , dans l'église Vaticane. On y offrait, d'après d'autres inscriptions du temps des Antonins, des sacrifices tauroboliques , qui se .perpétuèrent jusqu'au règne de Justinien. (Voyez Tacite, j4nn.^ liv. xv; Fontana, Tempio Fatic; Beschreibung, Der stadt Rom.; The Pontifical mass, by C-M. Baggs j Cancellieri, de Secretariis.

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