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DU SÉNATEUR ET DES CONSERVATEURS DU PEUPLE ROMAIN

Note 22, page 48.

Le Sénateur, les Conservateurs et le Prieur des Chefs de quartier , sont des magistrats municipaux se partageant quelques-unes des fonctions de DOS maires, de nos conseils municipaux et de nos tribunaux de police judiciaire.

La dignité de Sénateur est conférée à vie par le Pape à un noble romain ; il demeure au Capitole. Son autorité s'étend sur les habitants de la ville et de la banlieue : il veille au maintien des privilèges de la cité, et à l'exécution des lois et des statuts qui la concernent; il préside au tribunal qui siège au Capitole , et connaît des délits commis dans l'étendue du territoire soumis à son autorité.

Les Conservateurs s'occupent de la partie économique de l'administration municipale et de ses revenus; ils doivent veiller aussi à la conservation des immunités de la ville. Ces magistrats sont élus pour six mois.

I^e Prieur des Chefs de quartier réunissait autrefois la milice urbaine, qu'il commandait, pour maintenir, surtout à la mort du Pape, le bon ordre dans la ville de Rome. Ses fonctions sont aujourd'hui plus honorifiques qu'effectives; il fait cependant partie de la magistrature municipale

Tomaîne. Il^t au par les Chefs des quatorze quartiers, et derient ainsi le Prieur de ces Chefs de quartiers.

DES MÉGUITARISTES.

Note 23, page 52.

Congrégation ecclésiastique arménienne , dont Fobjet est d^enyojer à ConstAntinople et en Asie des missionnaires pour convertir les Arméniens non unis à la religion catholique, et d'en envoyer aussi en Transylvanie et dans la Pologne autrichienne, pour diriger dans la voie du salut les Arméniens unis.

Cette congrégation fut fondée par le prêtre arménien surnommé M echitar, à Constantinople, en 1701; son siège fut transporté plus tard dans nie de Saint>Lazare, aux lagunes de Venise, dont le Sénat fit don irrévocable au pieux fondateur. C'est là que l'Institut fonda une église, une académie arménienne et une célèbre imprimerie. Ces religieux ont rendu de grands services à la littérature arménienne par les ouvrages qu'ib ont publiés ; nous citerons, entre autres, l'édition de la Chronique d'Eusèbe, en arménien, en grec et en latin; la Chronique arménienne, et la F'iede saint Narsès , etc.

H est peu de voyageurs qui, arrivés à Venise, ne soient curieux de se rendre dans l'île Saint-Lazare pour visiter le monastère arménien catholique des Méchitaristes ; il a reçu plus d'une fois d'illustres voyageurs.

Une colonie de ces religieux s'était établie à Trieste, au commencement du siècle. Ayant été forcée, par les victoires des armées françaises , de se retirer à Vienne, elle y fut accueillie avec empressement dans le couvent des Capucins, qui devint propriété de l'ordre, en 181 3. On reçoit dans les maisons de cette congrégation, non-seulement déjeunes lévites destinés à perpétuer l'œuvre de Méchitar , mais encore des jeunes gens appelés à vivre dans le monde. Il y a une maison de l'ordre , près le Colysée , à Rome. ( Voy. le Couvent de Saint-Lazare à F'enise, par Eugène Bore. )

DU FALBISTORIO.

Note 24, page 53.

C'est un siège à l'usage des Cardinaux et des Évêques. Parlde Grassis pense que ce mot est dérivé defandi locus, comme qui dirait lieu propre à parler. Dans les anciennes basiliques, le trône de l'Évcque était derrière i'autel, à l'extrémité la plus reculée de l'élise, et c'est encore la place qu'occupe dans les églises de Rome , en Chapelle papale , le souverain Pontife. Il était bien dif&cile que les Évêques pussent, de leur place, se faire entendre aux fidèles, à moins que Téglise ne fût extrêmement petite, comme celles de Saint-Néré et Saint- Achille , à Rome, où l'on voit le siège antique de marbre ou saint Grégoire-le-Grand récita la vingt-huitième de ses homélies. De là, la nécessité d'un siège mobile, que l'on plaçait sur le marchepied

de Tautel, devant le peuple, et où s'asseyait rÉvêqae poar prêcher, et qui fut appelé /h/d/7or/w/n ou fausditorium.

Ces sièges sont faits en bois doré , en bronze ou en fer ouvragé ; ils reposent sur quatre pieds , et présentent, à droite et à gauehe, desbriasde diverses structures, et diversement ornés , mais sans dossier ; le coussin est recouvert d'une étoffe plus ou moins riche, de la couleur du rit. Dans les fonctions sacrées , le Pape se sert d'un faldistorio en manière de prie-dieu. En 18 16, Pie VU reçut du Prince de Saxe-Gotha un très beau prie-dieu d'un travail exquis, fait en forme de faldistorio, avec des coussins d'étoffe lamée d'argent, et orné de riches broderies d'or.

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