CHAPITRE
LES CHEVALIERS ROMAINS AU THÉÂTRE ET AU CIRQUE.- LOI ROSCIA DE L'AN 67 AV. J.-C. — l.’ANNEAU D’OR.
Cicéron présente la loi de Roscius Othon,(G7 av. J.-C.) qui réserva aux chevaliers romains Iss quatorze rangs placés derrière l’orchestre du théâtre, comme liée avec la loi Aurélia, qui leur avait rendu la judicalure 1 * . Dans le même discours, il rappelle que le premier Africain s’était souvent repenti d’avoir obtenu pour les sénateurs le privilège d’occuper l’orchestre*. Sous l’empire, bien deschevaliers durent, à leur tour, maudire une distinction qui ne servait plus qu’à les humilier. Si la tradition de leur pouvoir judiciaire les prépara à être l’instrument du despotisme des empereurs, leur droit de s’asseoir aux quatorze bancs réservés, fit d’eux le jouet des caprices du maître et la claque de Néron.
Ce privilège fut-il la restitution d’un ancien droit, dont Sylla aurait privé les chevaliers ? Un passage de Cicéron 3 et un mot de Velleius 4 pourraient le faire
1 Fray. or. Fro Corncliu, i, s. v. Diçil de nobilibut. ■— * Cic.,
Ibid., vers le milieu. — *Cic., Fro Unroma. 19. — * Velleius. il,