‹ Histoire des classes ouvrieres et des classes bourgeoisesChapitre 98 sur 166 · SS · texte numérisé non relu

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plus nombreuses. César en fit une (i) ; Âugusleven fit une autre (s) ; Néron en fit une troisième (s). On peut voir par le texte des auteurs que ces trois réformes furent, comme les précédentes, entreprises dans le but de faire rentrer les associations anarchiques dans l’esprit général des lois romaines.

A partir de Néron , on ne trouve plus de réforme opérée dans les jurandes; Maximin les' pille, mais il ne les réforme pas (a) ; Zénon leur défend les monopoles et les coalitions clandestines, mais il ne les réforme pas davantage (s) ; il y a dans ce changement une raison bien simple , qui est celle-ci :

Il se foit entre Néron et Trajan, c’est-à-dire en trente ans à peu près, une révolution dans les jurandes qui consiste à leur ôter d’initiative de formation qu’elles avaient, et à les soumettre à l’autorisation préalable. On conçoit qu’à partir de ce moment il ne peut plus y

non discessissenl, eà pœnâ, quæ est de vi, tencrenlur. (Cicer. Epist. ad Quint. Fratr., lib. II, epist. 3.)

(1) Cuncta coilegia , præter anliquilus conslitula dis- Iraxil. (Sutlon. Traiiquill. G. Jul. Cæsar, cap. xlii.)

(2) ... Collcgia, præter anliqua et Icgitiina, dissolvil. (Sueton. Tranquill. G. Jul. Cæs. Oclav., cap. xxxii.)

(3) . . . Gollegiaque, quæ contra leges instiluerant, dissoluta. (Gorn. Tacit., Annal., lib XIV, cap. xvii.)

(4) Zozim. Uist. roman., lib. I, in Maximin.

(5) Jubemus, ne quis. . . monopolium audeat exercere ; neve quis illicilishabitis conventionibus, conjurelaul paciscatur, ut species diversorum corporum negotialionis, non minoris quam inter se statuerint, venundenlur. (God. Just., lib. IV, tit. Lix, leg. unie.)

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