LES CRISES DU QUATORZIEME ET DU QUINZIEME SIECLE
Intérêt plus grand du spectacle que présente le progrès que celui offert par les misères des classes agricoles pendant ces désordres et vigueur des rustiques au milieu de Tépuisement universel, ibid.
I 1. Progrès sociaux et comment le gouvernement et les choses y avaient aidé, 256. — Comment l'esprit administratif que Charles Y avait développé porta à favoriser les intérêts rustiques, ibid. — Mesures que ces intérêts inspirèrent aux divers partis, 257. — Continuité de l'action gouvernemenule pendant leurs luttes, et ses efforts pour développer le droit civil et les conditions économiques, ibid. — Comment les grandes luttes politiques supposent et commandent le soin des Intérêts de culture, ibid,
— Nécessité où l'on fut à celte époque d'améliorer la condition personnelle, 259* — Derniers affranchissements, ibid. — Destruction delà
'qualité de vilain ou des redevances onéreuses dans les nouveaux contrats que les seigneurs consentent pour repeupler ou ranimer leurs terres, et accroissemeql de la liberté des fonds et des personnes, 959.
S 2. Progrès civils ou économiques ^ et comment le droit et la jurispru» dence les avaient facilités et sanctionnés, 261. — Accroissement de l'intérêt individuel par les limites mises à la communauté rurale, ibid. » Établissement d'une sorte de droit à l'exploitation du fonds pour le tenancier, ibid. — Garanties que le cultivateur y trouve pour la continuation des baux, pour le progrès et la liberté de ses entreprises, 262. *- Comment ce droit fonde sur les plus larges assises le patrimoine mobilier, 263. — Pourquoi ce patrimoine cateux devait être entouré de plus de faveurs à ce moment,- tftûf. — Mesure que la législation du seizième siècle donne de son étendue, ibid. — Faiblesse du patrimoine immobilier à cette époque, 264. — Comment on amoindrit les effets de l'an et jour en tout ce qui pouvait compromettre ce patrimoine, et comment on le maintient pour ce qui était de nature à l'accroître, ibid.
— Combien l'état violent de la société et le peu de sécurité des rapports s'attestent dans les solutions relatives aux conditions des contrats, aux prêts, etc., ibid. •— Concours des solutions concernant le régime familial avec ces tendances pour augmenter les chances heureuses dans les entreprises vilaines, 266. — Généralisation de la communauté conjugale; extension donnée à sa composition; garanties assurées à la femme et aux enfants contre son insuccès, ibid. — Égalité du partoge de l'avoir familial entre les enfants, 267. — Liberté donnée à sa transmission par l'application de la saisine, ibid.
i 3. Causes locales du bien-être rural, 267. — Comment ces diverses solutions et les lois de procédure et dé police élevaient la condition sociale et activaient les efforts des rustiques au milieu des troubles de la so-
TABLB DBS MÀTliMS. 4SI
délé, ibid, — Non-universalité de ces tronbles, et que dans certaines conductions et certaines provinces l'agriculture pouvait fleurir à leur date, 268. — Conditions heureuses des cultivateurs dans les domaines ecclésiastiques» 269. — Gomment même ces cultivateurs y ont été privés des progrès civils grlce à leur maintien dans de bonnes conditions matérielles, t^tVf . — Effets de ces circonstances locales pour l'état général des classes agricoles, 270.
I 4. Causes morales du continuel progrès des classes agricoles, 210. — Combien le coorage et la patience des rustiques est à remarquer à côté des auxiliaires ou des stimulants venus des choses et de la législation» ibid, — Difficulté du développement social en France, et que le droit civil joint à la possession fut l'aliment qui y soutint les classies agricoles, 271. — Que la possession seule n'eût pas eu cette vertu, si les avantages sociaux ne s*y fussent ajoutés à proportion, 272. — Qu'ainsi s'expliquent la force des classes agricoles pendant les grandes crises et leur prospérité après, t6t(f.
CHAPITRE VI. — DEVELOPPEMENT DES INTÉftâTS AGRICOLES SOUSL'INPLUBNCB DIT TRAVAIL ECONOMIQUE ET ADMINISTRATIF DB LA RENAISSANCE, 274.
Causes générales de progrès pour la condition agricole au temps de Louis XH, ibid, — Justesse des idées économiques reçues et attention qu'on mit à les suivre dès lors, 275. — Diverses mesures édictées pour alléger et activer la production: lois somptuaires, égalisation des tailles, tarifs, voies de transport, douanes, 276.— En quoi elles différaient des mesures semblables employées déjà et dans quelle limite elles réussirent, 277. — Prospérité et extension de la culture; nouvelle période d'acquisition des fiefs par les vilains, ibid. —> Comment cette fécondité sociale avait son principal mobile dans la révision générale du droit qu'opérait la rédaction des coutumes, 280.
CHAPITRE VU.— CONDITIONS FAITES AUX CLASSÉS RURALES PAR LA RBPOR- MATION Des COUTUMES DANS LE SEIZIÈME SIÈCLB, 292. '
S 1. Comment cette réformation réduit et transforme la seigneurie , ibid,
— Vaste et. libre transaction que représente la législation civile du seizième siècle, ibid, — Son caractère novateur et constitutif, 288. — CoDiment elle refait la constitution de la seigneurie en vue de la liberté des fonds et du travail, 283. — Révision de ses redevances et destruction de tout ce qui, en elle, n'est pas justifié, 284. — Réduction du fief par les mêmes influences et par lui-même à l'état de patrimoine simple, 285. — Extension des droUs du censitaire, ibid, -^ Pourquoi la set"
. gneurie de justice met alors tant de soin à se distinguer du fief, 286.
— Changements que ces modifications apportent dans la constitution agricole et dans les charges de la culture, ibid,
■j 2. Comment les conditions d^ exploitation sont rehaussées, 288, — Force nouvelle donnée au travail personnel par la défaveur de la vie en commun, ibid, — Réaction contre les engagements perpétuels, consolidation du patrimoine, 289. — Admission dans les contrats agricoles d'engagé* ments qui rehaussent la culture, ibid.
S 3. Comment la loi noble de la transmission du patrimoine est attribuée au vilainage, et quels effets cela eut, 290. — Pourquoi et comment se fit l'abandon ou l'affaiblissement de l'ancienne loi d'égalité de partage ei d'égalilt^ do sexe dans le partage, ibid. — Efforts inutiles des juristes pour empêcher cette déviation, 293. — Suites regrettables qu'elle eut pour le développement social ultérieur, ibid, — Comment elle fit durer le principe de sujétion, divisa les efforts de la classe roturière et amoindrit l'autorité des Idées p'rogressives, 296.