CHAPITRE XI 11. — DB COLBBRT A Q0BSNAT
Caractère général des faits dans cette période, ihid. — Comment toutes les conditions sociales tombent successivement sous l'action des vices sociaux, 387. — Comment l'histoire agricole montre particulièrement l'incapacité gouvernementale de l'ancienne royauté dans sa décadence, 388. — Similitude des détails, désormais, avec ceux exposés déjà, et qu'il suffira ici d'en présenter la synthèse, ibid,
( 1 . Réaction de l'inégalité par Louis XIV y 389. — Derniers souvenirs de Colbert, ibid, — Pourquoi ils sont peu efficaces et comment le roi est ramené aux pratiques contraires , ibid. — Active restauration de l'inégalité sociale, 390.— Politique de l'inégalité ou royale politique de réforme on monarchique, 391. — Comment Louis XIV épuise celle-là par le succès même, ibid. — Comment il porte à l'excès, dans les intérêts ruraux, les résultats déjà produits sous Mazarin, ibid. — Que l'inégalité des classes s'efface tout à fait maintenant sous celle que crée le fisc, 392. — État d'épuisement des intérêts agricoles en 1700 et comment on y était arrivé aveuglément, ibid. — Pourquoi cet épuisement est l'effet des principes sociaux , et comment des principes opposés en préservaient l'Angleterre et la Hollande, 393.
S 2. Comment la ruine des classes moyennes aggravç encore pour les cam" pagnes les suites de l'inégalité, 394. — A quel point, pourquoi les intérêts ruraux étaient sans ressort, et complète cécité du gouvernement de Louis XIV sur les causes de leur décadence, ibid. — Inutilité dont les exemples et les avertissements sont pour Ini^ 396. — Comment il Ole à la production agricole des soutiens de plus en ruinant la classe bour* geoise, 397. — Détresse de cette production d'après la législation économique avant et après 1700; à quelle législation pire elle obligea les successeurs de Louis XIV, 397. ^ Comment les conditions générales faisaient à la culture en France un prix de revient trop élevé pour les moyens de la consommation intérieure et comment, en outre, elle était
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déprimée par l'infimilé da prix de revient de l'étranger, 399. — Nullité complète da rendement agraire à la mort de Louis XIV, 400.
S 8. Comment la Régence et Louis XV achèvent de détruire les intérêts, 401. — Illusion que faisait l'état de la société.à cette date, ibid. — Comment le grand travail administratif qui s'y opérait était disproportionné à Télat des intérêts, 402. — Comment l'agiotage restait la dernière ressource; pourquoi il éuit facile de l'y développer et comment il acheva sa ruine, 403. — Misérable état des campagnes; vilité où paraît le travail agricole; épuisement physique du pays au milieu du dix-huitième siècle, 404. — Découragement public et déviation dans les idées sociales qui résultent de cet anéantissement, 405.
CHAPITRE XIV. — COMMENT l'entière propriété et l'égalité civile naquirent DE LA PROSTRATION SOCIALE, 407.
J I . Rétablissement forcé de l'intérêt individuel et du patrimoine dans les classes rurales, ibid. — Comment en '1750 le génie social ne pouvait plus se trouver dans le gouvernement, et que l'individualité rurale y restait la seule force, ibid, — Situation des différentes classes relativement à la propriété. 408.— Qu'aucune des classes dominantes n'avait plus qu'une ambition, celle d'en tirer un revenu coûte que coûte, 409. — Que le travail n'étant plus possible qu'à celui qui laboure pour lui, les propriétaires tentent à l'envi Tintéi et individuel dans le cultivateur pour avoir des produits, ibid. — Comment et à quel point l'individualité s'était reformée ainsi, 411. ~ Comment les esprits étaient portés alors à voir dans l'individualisation de la culture un principe de sociabilité, 412. — Croisade contre les friches de la grande propriélé et exaltation de l'intérêt individuel, 413. — Le marquis de Mirabeau, d'Argenson, Qiiesuay l'érigent en règle d'agronomie, 4l4. — Puissance qu'il prend dans les faits et les sentiments publics, 416. — La propriété alliée par la philosophie économique à la liberté comme attributs naturels de l'homme, 417.
% 2. Universel travail de critique sociale que cette reconstitution de l'individualité détermine, Ml . — Action que cette reconstitution de Tindividnalité rurale exerce sur les idées quant au droit social de la personne, ibid. — Comment en sort l'universelle critique de la sociabilité, 418. — Effet considérable de démonstration qu'a la doctrine physiucratique des reprises de la culture, 419. — État des campagnes et de la production agraire à ce moment, 420. — Comment les tableaux qui en sont dressés partout simultanément convainquent chacun, à tous les degrés de la hiérarchie sociale, du vice des choses et y rendent visibles les effets des institutions pour la prospérité publique, 421.
§ 3. Rénovation économique et juridique, 423. -^ Que la haine du régime économique et social fondé sur le principe d'inégalité est le génie de ce temps, ibid, — Horizon gouvernemental nouveau ouvert en 1760 sous l'action du sentiment public, ibid. — Promptitude et universalité de la réforme qui s'opère dans les conditions économiques des classes
rurales. 424. — Ministère de Targrot, et pourquoi, si court, il est si puissant^ 425. — Comment l'esprit qui Ta animé lui survit, et quelles raisons il a données à ces classes d'affranchir industriellement et juridiquement leurs intérêts, 426. — Révision qu'elles font faire des parcours des jouissances coUertives, de l'aînesse, des indivisions, de J'hypothèque, des' censives pour assurer l'individualité agricole, 42T.
— Nécessité d'individualiser aussi les fruits : qu'il fallait en rendre la possession complète et l'utilisation libre pour le cultivateur : dîme,
— droits seigneuriaux, ~ douanes et péages, 429. — Pourquoi ces prélèvements privés étaient en ce moment lobjet d'une haine plus vive, ibid. — Comment tout le système social reposant sur eux, et eux détruits aucune de ses institutions ni aucun de ses intérêts ne pouvant subsister, ils étaient défendus avec passion, 430. — Comment, après Turgot, les vices sociaux rendaient toujours la production agricole insuffisante, 43?. — Aspect des campagnes et état de la culture et du rendement en 1789, 433. — Nécessité où étaient encore tous les propriétaires non cultivateurs de tenter le travail par des conventions qui en accrussent l'intérêt, ou d'aliéner leurs fonds, 434. — Combien, soit ces propriétaires, soit les tenanciers qu'ils créaient, devaient prendre d'éloiguement pour les prélèvements qui en diminuaient les fruits, ibid,
— Accroissement que ces conditions donnaient à la petite propriété, travail ardent qui s'y voyait, accusation que ces résultats élevaient contre la stérilité des terres seigneuriales, et hostilité violente qu'à tous ces égards elle créait contre la seigneurie, 435. — Passions qui se manifestent contre elle dans les classes rurales lorsque les conditions' de l'État sont changées, 436. -^ Abolition du régime féodal et nouvelle législation de liberté agricole qui la suit, 437. — Comment les vices mêmes de l'ancieone société avaient conduit à établir la liberté absolue de la culture et la petite propriété comme les formes nécessaires du travail agricole dans la société nouvelle, 438.