Conc. Albien. (1234), c xxix, ib
pervenerit » ; on se demanda — et la question en valait la peine, vu la sanction qui punissait la désobéissance — à quel âge on avait atteint « annos discretionis ».
Aujourd'hui, l'enseignement commun des auteurs est bien fixé. L'âge de discrétion est celui où la raison est assez développée pour distinguer le bien du mal ; l'on admet communément que cet âge est atteint en moyenne à sept ans, et qu'à partir de sept ans les enfants sont donc tenus de se confesser une fois chaque année ; partout les constitutions diocésaines rappellent aux prêtres ayant charge d'âmes l'obligation où ils sont de recevoir la confession de tous les enfants qui ont atteint cet âge, n'eussent-ils pas encore fait leur première communion.
Tout le monde ne raisonnait pas ainsi à l'époque du concile de Latran. Si le canon Omnis utriusque sexus s'en est tenu à la formule un peu vague que nous avons citée et oblige simplement, d'après ses premiers commentateurs, par exemple Hostiensis ', les enfants qui ont atteint l'âge de discrétion ou de raison, les textes des conciles particuliers ou des législations diocésaines sont plus précis : ils énoncent un âge déterminé, celui de quatorze ans. Telle est, dès 1227, la détermination donnée par un concile de Narbonne '^ ; à Lucques on donne la même solution ^ ; de même pour Avi-
I. Summa (édit. de Lyon, 4588), f. 3a>, v° 1, et f. 34-2, r ïJ.
■1. ' llli vcroqui confileri conicmpsorunt saltem semel in anno a quarlodecimn anno 8U[)ra, vivis, iniroilus Ecclrsiae... » Conc NarboJioi. (1427), c. vn. Mansi, t. XXIII, 23. Statula Synoilalia Ecclcs. Leodien. («Î87), c. xxMî, Z 4, do Pncnilontia. M.wsr. t. XXIV, 8r3.