Epis t. LVI, 1, ibid
7. • Omnes qui in ecclesiam ingrediuntur et sacras scripturas au-
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dune tendance au relâchement; tendance légère ou au moinstrès restreinte, car des documents contemporains du synode in Encoeniis nous montrent les fidèles communiant très fréquemment, même les jours où l'on ne célébrait pas la messe, tellement ils étaient convaincus de la vérité que saint Basile énonçait en tête de sa vingt et unième règle morale : la participation au corps et au sang du Christ est nécessaire pour obtenir la vie éternelle * . 11 arrivait en effet que les chrétiens, surtout les moines, prenaient à la communion plusieurs parcelles de pain consacré, afm de pouvoir, dans le cours de la semaine, se communier eux-mêmes. Saint Basile affirmait que c'était là un usage assez commun en Egypte jusque dans la foule des simples fidèles^.
Cependant il n'y avait sur cette matière aucune règle générale; chaque diocèse, chaque Église avait sa coutume ou ses usages fort divers. D'autre part, certaines âmes délicates et timorées, prises de scrupules touchant ces communions si fréquentes, s'adressaient à ceux qui paraissaient le mieux connaître et les exigences de la piété et les règles ou les coutumes ecclé-
diiint, orationi auteiii cuni populo non conimunkanf, vcl sanclam Eucharistiae participationem propter aiiquani insoîenliam aveisantur, eos ab Ecclesia expelli. donec poslquani confessi (uerint, fructusque poenilenliae oslenderint, et imploraverinl, veniam assequi pussiiit. • Conc. in Encoeniis (Autioclie, 341), c ii. Mansi, t. Il, 1310. Cl. Canones Aposlolor., c. IX. Bfiiîjs, Canones, t. I, 2.
1. « Quod nccessaria eliam ad vilam aeternam sit participatio corporis cl &.ngi;ini& Cliiisii. . MunUvm rryvla XXI. P. G., t. XXXI,
2. Episl. XCIII, ad Cacaariam palriltam, P. G., l. XXXII, 483.
184 HISTOIRE DES fOMMANDEMENTS DE LEGLISE.
siastiquos. La diversité même de ces coutumes les troublait. I/une d'elles ayant demande à saint Jérôme : « Faut-il communier tous les jours, comme on fait à Rome et en Espagne? » le saint docteur répond : « Le savant Hippolyte a traité cette question, d'autres auteurs également, en sinspirant de divers écrivains ecclésiastiques ; mais rappelez-vous bien, en ce qui concerne les traditions ecclésiastiques, surtout celles qui ne sont pas contraires à la foi, qu'il faut suivre sur ce point la tradition des anciens, sans croire que les traditions des uns soient détruites par celles des autres ' . »
Saint Jérôme, toutefois, n'est pas toujours aussi tolérant. Ailleurs, il s'étonne que plusieurs osent communier après avoir accompli l'acte conjugal, et s'il ne blâme pas expressément la coutume romaine qui le permet, on sent qu'il ne la goûte pas^.
En Afrique, également, on interroge saint Augustin sur la communion. Doit-on communier chaque jour ou bien à certains jours seulement? L'évêque d'Hippone répond comme saint Jérôme que les usages varient avec les pays : les uns communient chaque jour, les autres, non. A moins que le chrétien ait commis
1. « Quod quaeris... de Eucharislia.au accipienda quolidie. quod Romana Ecclesia et Hispaniae observare perbibentur. scripsit quidam et Hyppolytus vir disertissimus; et carplim diversi scriplores e variis auctoribus edidere. Sed ego illud breviter te aduionendum puto, traditiones ecclesiasticas (praeserlim quae fidei non officiant) ita obser. vandas, ut a majoribus traditae sunt, nec aliorum consuetudinem, aliorum contrario more subverli. » Ep. LXXI, ad Ltœin., n" 6. P. L., t. XXn, 672.