‹ Histoire des commandements de l'EgliseChapitre 92 sur 129 · Rationale divinor. officior , 1. XI, c. ii, n · texte numérisé non relu

Rationale divinor. officior , 1. XI, c. ii, n

rAventne remonte pas à saintPierreniaupremier siècle. 11 n'en est pas moins une institution très vénérable par son antiquité. Vers la fin duiv° siècle, un concile de Saragosse prescrivait une préparation de vingt et un jours à la fête qui senommait déjà l'Epiphanie, et qui résumait en elle-même les deux fêtes actuelles de Noël et de TEpiphanie. La préparation, qui allait du 17 décembre au 6 janvier, consistait à fréquenter assidùmentréglise ^ . Comprenait-elle en plus l'observance dujeûne?Nous n'avons, pourl'époque, aucun document qui permette de Taffirmer ou de le nier. A partir du siècle suivant, nos informations sont plus nombreuses et plus précises. Parmi les institutions de saint Perpet, évèque de Tours (-J- vers 490), l'un de ses successeurs, saint Grégoire, marque celle d'un carême de quarante jours, allant du 11 novembre à Noël, et pendant lequel on jeûnait les lundis, mercredis et vendredis^. Le carême de la Saint-Martin dut s'introduire peu a peu dans les diocèses voisins, jusqu'à ce que le concile de Mâcon de 583 en étendît l'observance à tout le royaume Burgonde^, avec Tintention avouée, cette fois, d'imiter le Carême jusque dans sa liturgie.

De la Gaule le carême d'avant Noël passa en Angleterre et en Germanie. Nous en avons pour témoins^, en Angleterre, levénérable Bède, et, en Germanie, Raban Maur. Celui-ci construisit même la thèse que de-

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