‹ Histoire des commandements de l'EgliseChapitre 96 sur 129 · Didaché, viii · texte numérisé non relu

Didaché, viii

2. F. Nau, Revue de l'Orient chrétien, 1907, p. 229; cf. Const. Apost., l. V, c. XV. p. G., 1. 1, 880.

3. Maassen, Concilia aevi merovingici, p. 157; cf. Concil. Bajuvoaricum (740-750), c. VIII, qui dit purement et simplement : « Ut jejunia per feriam IV*" etVI*"" inusum adsumant. > Monum. Germ., Concilia, t. II, 53.

les Pénitenliels, il occupe, parmi les jours spécialement désignés pour le jeûne et la pénitence, à côté du vendredi, et tantôt avant le samedi, tantôt sur le même rang que lui, une place d'honneur ^ Beaucoup plus tard, le pape Léon IV le mentionne, comme jour d'abstinence, dans le chapitre De esu carniiim^\ son successeur presque immédiat, le pape Nicolas P% dans sa lettre aux Bulgares, le met à côté du vendredi, à part des autres jours de la semaine, comme un jour de deuil, en reconnaissant toutefois qu'iln'imposaitpas l'obligation de l'abstinence"^. Réginon, au contraire, en fait un jour de jeûne strict qu'il n'est pas permis de violer, hors le cas d'une grande nécessité''.

Mais déjà nous sommes sur la pente du relâchement. En 990, le concile d'Anse dit encore que ce doit être un jour d'abstinence (non plus déjeune) pour les laïcs ^, et Pierre le Vénérable, un siècle et demi plus tard, affirme qu'en effet de nombreux laïcs font abstinence ce jour-là^; les glossatcurs en parlent dans leurs commentaires sur le chapitre De esu carnium ou d'autres textes insérés au Corpus Juris; mais Tobservance en est si bien tombée que l'austère Fagnan invoque les glossateurs eux-mêmes pour afïir-

1. Cf. Poenilentiale Theodori, I, xiv, 2 ; Poent7. Cummean., ni, n° li>, 20, dans ScHMiTZ, die Biissbiicher und Die Bussdisa'pUn der Kirchc, t. I, p. Î>;i3, G-24.

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