AdconsuU. liulgar. resp., c. v. P. L., t. CXIX
4. De eccles. discipl., Appendix 1*, c. xvii. P. L., t. CXXXII, 372. ?>. Conc. Ansan.,c. viii. Mansi, t. XIX, 102.
«». • Absiinent plerique laicurum omiii quarta [feriaj. » Epistolar.. I. M, cp. XV. P. L., t. CLXXXIX, 419.
268 HISTOIRE DES COMMANDEMEiNTS DE L'ÉGLISE.
mer que l'abstinence du mercredi n'est que de simple conseil \
Il y avait longtemps, sans doute, qu'on la traitait ainsi, car, dès la fm du huitième siècle, des Statuts de rÉglise d'Allemagne paraissaient en faire une obligation spéciale aux clercs^, et, en Orient, une Didascalie de N.-S. J.-C, publiée par M. Nau, prête au Christ des promesses particulières de bénédiction pour ceux qui jeûnent le mercredi et le vendredi^.
De cette discipline il ne reste plus aujourd'hui, eu dehors du jeûne attaché au mercredi des Quatre-Temps, qu'un seul témoin : c'est l'obligation maintenue encore dans certains induits les plus récents en France pour le Carême, de faire abstinence, durant cette période de pénitence, le mercredi comme le vendredi.
L'abstinence du vendredi. — Mais l'observance du vendredi restait, avec l'obligation de faire au moins abstinence.
Autrefois on avait été plus sévère et c'est bien du jeûne que parlait la Didachè. C'est de jeûne aussi que parle la tradition la plus ancienne. Dans sa lettre si connue à Decentius, évêque d'Eugubium, le pape Innocent P"" le mentionne comme une obligation connue et acceptée de tous, une discipline qui ne