Co7ic, Ansan.,c. viii.Mansi, t. XIX
fi. « Abstinent plerique laicorum omni quarta [feriaj. » Epistolar.,
!• VI, ep. XV. P. L., t. CLXXXIX, H9.
mer que l'abstinence du mercredi n'est que de simple conseil ^ .
Il y avait longtemps, sans doute, qu'on la traitait ainsi, car, dès la fin du huitième siècle, des Statuts de l'Église d'Allemagne paraissaient en faire une obligation spéciale aux clercs^, et, en Orient, une Didascalie de N.-S. J.-C, publiée par M. Nau, prête au Christ des promesses particulières de bénédiction pour ceux qui jeûnent le mei^ci^edi et le vendredi^.
De cette discipline il ne reste plus aujourd'hui, en dehors du jeûne attaché au mercredi des Quatre-Temps, qu'un seul témoin : c'est l'obligation maintenue encore dans certains induits les plus récents en France pour le Carême, de faire abstinence, durant cette période dé pénitence, le mercredi comme le vendredi.
L'abstinence du vendredi. — Mais l'observance du vendredi restait, avec l'obligation de faire au moins abstinence.
Autrefois on avait été plus sévère et c'est bien du jeûne que parlait la Didaché. C'est de jeûne aussi que parle la tradition la plus ancienne. Dans sa lettre si connue à Decentius, évêque d'Eugubium, le pape Innocent P*" le mentionne comme une obligation connue et acceptée de tous, une discipline qui ne