Cf. sxipra, p
samedi, et qu'il en est de même du concile d'Enham \ Raoul Glaber en fait un simple jour d'abstinence de chair 2. Dans sa Régula cle?'icoj'um, Pierre de Honestis en parle comme d'un jour consacré à l'abstinence, mais seulement à certaines époques de l'année, de la Nativité de saint Jean-Baptiste à l'équinoxe d'automne, et au même titre que le mercredi^.
Rome seule et ceux qui lui tenaient de plus près gardaient, avec d'autant plus de fidélité, le jeûne du samedi. Le cardinal Humbert^ et saint Pierre Damien ^ sont parmi ses derniers témoins. Dès 1078, un concile tenu à Rome même enregistrait, pour ainsi dire, la défaite subie, en n'imposant plus ce jour-là que l'abstinence de la chair " .
Si l'on considère l'ensemble de l'Eglise occidentale, c'était donc une discipline bien incertaine que celle du samedi. Ici, le jeûne, qui dégénère peu à peu en simple abstinence; là, une abstinence observée plus ou moins fidèlement par les laïcs; ailleurs, moins encore, une abstinence imposée aux seuls clercs. En
i. Ibid.