Conc. Palentinum (1388), c. vi. Mansi, ibid
3. Sess. xxn, Decretum de observandîs et evitandis in celebratione missaè; cf. sess. XXV, c. xii, de Reform., et Decretum de mortificatione carnis, jejimiis et diebiis festis.
cile le droit qu'aurait l'évêque d'établir de nouvelles fêtes de précepte dans son diocèse, mais une bulle d'Urbain VIII, sans se prononcer sur l'existence de ce droit, conseilla de n'en user pas\ et elle supprimait en même temps un certain nombre des fêtes anciennes.
La Bulle Universa etla réduction des fêtes chômées. — Il convient de nous arrêter un instant à cette, bulle qui nous seulement confirme avec une autorité souveraine tout l'exposé historique auquel nous a conduit l'étude impartiale des documents, mais crée enfin, sur cette matière, un droit ceriai a et universel.
« Le nombre des fêtes et leur diversité sont tels, dit le pape, que l'on ne sait plus quelles sont celles qu'il faut observer ex praecepto et celles qui sont de pure dévotion. Ce nombre même engendre chez les chrétiens la tiédeur. Bien plus, les pauvres se plaignent à grands cris que la multiplication excessive des jours fériés les prive des moyens de gagner leur vie ; tandis que d'autres en abusent pour s'adonner à une oisiveté pleine de périls : au lieu d'employer ces jours à louer Dieu dans les églises, ils les occupent à des plaisirs mondains et pernicieux et changent en occasions de péchés et de damnation ce qui avait été institué pour faciliter leur salut éternel ^. »