PREFACE. XI
l'Église, du clergé et des bonnes œuvres, me semble compenser amplement l'antique dîme. Je n'oserais relever ici le mouvement si marqué en faveur du repos hebdomadaire; il a des causes trop complexes pour que j'y voie un progrès dans l'observance du P'" commandement ; encore peut-on dire que ce mouvement est de nature à favoriser la pratique religieuse. En somme, il est permis d'affirmer, ce me semble, que si le troupeau fidèle est aujourd'hui moins nombreux qu'autrefois, il est aussi plus généreux et sait mieux utiliser ses pratiques religieuses comme soutien de sa vie morale.
Que si l'on veut, d'après l'histoire que vous avez retracée, tenter de se faire une idée approximative de ce que sera l'avenir, on peut prévoir que l'évolution, d'ailleurs plus lente, se poursuivra dans la même direction : il y aura, dans un sens, comme un retour à la situation primitive, où les chrétiens, en minorité dans la masse, ne calculaient pas de près avec l'obligation, et observaient généreusement les pratiques qui constituaient la vie religieuse de leur temps.
Voilà, cher collègue et ami, les réflexions que m'a suggérées la lecture de votre livre, et qui viendront également à la pensée de vOs lecteurs. J'ai hâte de terminer en vous félicitant d'avoir fait ce bon travail d'historien et de canoniste, au