c. Statuimus, iv, Dist. LXXVI
4. « In qua hebdomada junii jejunia sitis celebraturus, nobis notiQcare curetis. » Godefridi Yindocinen., £p«stoi., lib. III, ep. xxm. P. L., t. CLVII, 126.
5. Jejunia QuaUior Temporum in totius anni temporibus. * In martio prima hebdomada jejunandum est feria IV et VI et sabbato. In juûio, in secunda, quod dupliciter observatur a pluribus : in prima hebdomada postlitanias, aut in hebdomada Pentecostes. » Conc.Oxonien., c. vin. Mansi, t. XXII, il54
désormais condamné. A partir de cette époque, dans la plus grande partie de l'Église latine, règne, grâce au décret de Grégoire YII, l'uniformité la plus complète. L'Espagne reçut cette discipline avec la liturgie romaine; elle fut établie à Milan par saint Charles Borromée.
II. Les Vigiles. — L'existence liturgique de la vigile est antérieure à celle des Quatre-Temps. Primitivement, ce mot désigne la veillée ou assemblée de nuit qui précède la liturgie dominicale. Au temps de Pline le Jeune, qui la mentionne comme réunion normale des chrétiens , elle se passe à chanter les louanges du Christ, et constitue probablement la réunion particulière que tenaient, à l'origine, les Juifs convertis, après les assemblées du sabbat qui leur étaient communes avec tous leurs compatriotes ' . Elle comprend alors la veillée, mais n'oblige à aucun jeûne spécial.
L'obligation du jeûne commença seulement plus tard. Il serait même très malaisé d'en préciser la date. Peut-être la vigile-jeûne est-elle une extension du jeûne préparatoire à la fête de Pâques.
Le jeûne était considéré, en effet, comme une préparation nécessaire à l'infusion de la grâce. Le catéchumène, celui qui doit le baptiser « et les autres personnes qui le pourraient » doivent jeûner avant le baptême '. On sait, d'ailleurs, quel rôle considérable