‹ Histoire des comtes de Flandre (volume 2)Chapitre 12 sur 12 · FIN DU TOME SECOND ET DERNIKR · texte numérisé non relu

FIN DU TOME SECOND ET DERNIKR

I, Jeanne de Constantinople et Fernand de Portugal. (1214-1233). — Nouvelle conspiration du comte de Boulogne. — Colère du roi. — Retour trioniplial de Philippe-Auguste en France. — Feruaud de Portugal entre à Paris garrotté sur une litière. — 11 est enfermé dans la tour du Louvre. — Profonde consternation en Flandre. — Situation désastreuse du pays. — Démarche infructueuse de la comtesse Jeanne auprès du roi. — Douleur de Jeanne. — Couiage et fermeté de cette princesse. — Son gouvernement. — Nouvelles tentatives de Jeanne auprès de Philippe-Auguste. — Obstination du roi à ne pas délivrer le comte de Flandre. — Habileté politique de la comtesse. — F.Ue affaiblit le pouvoir des châtelains et augmente les privilèges du peuple. — La langue française employée en Flandre dans les actes publics. — ^Histoire merveilleuse du faux Bauduin. — La comtesse de Flandre a recours au pape pour faire cesser la captivité de Fernand. — Bulle du pontife à ce sujet. — Traite de Melun. — Les villes de Flandre refusent leur ratification. — La reine Blanche consent à modifier le traité. — Délivrance de Fernand. — Son dévouement à la reine. — Ses expéditions dans le Boulonnais et en Bretagne. — Succession au comté de Namur. — Démêlés à ce sujet. — Jeanne et Fernand augmentent le pouvoir municipal en Flandre. — Les T rente - sS euf Ae Gand. — Fernand malade

de la pierre meurt à Noyon 1

II. Jeanne de Constantinople et Thomas de Savoie. (1233-1244). — Croisade conue les Stadinghen. — La comtesse Jeanne y envoie des hommes d'armes. — Sollicitude de la princesse pour la mémoire de son époux Fernand. — Ses actes nombreux de bienfaisance. — Sa visite aux

frères mineurs de Valencicnnes. — Incidents divers. — Mariage de Jeanne avec Thomas de Savoie. — Portrait de ce prince. — Le comte et la comtesse de Flandre prctcni hommage au roi Louis IX. — Discussion à ce sujet. — Progrès des institutions pohtiques en Flandre. — Keure octroyée par Jeanne el Thomas à la châlellenie de Bourbourg, à celle de Furnes ei à la terre de Berghes-Saint-Winoc. — Dispositions curiruses de cette charte. — Guerre en Brabant. — Le comte Thomas prend la ville de Bruxelles et fait prisonnier le duc de Brabant. — Guerre au comté de Nanuir. — Maladie de la comtesse Jeanne. — Elle se retire k l'abbaye de Marquette. — Sa résignation et sa piété. — Son testament. — Sa mort édifiante. — Avènement de Marguerite de Con-

stantinople aux comtés de Flandre et de Hainaut 52

in. Marguerite de Coxstantinople. (1244-1251 ). — Histoire de Bouchard d'Avesnes , premier époux de Marguerite. — Prédilection de la comtesse pour les enfants issus de Guillaume de Dampierre son second mari. — Elle veut faire agréer au roi de France l'aîné de ces enfants comme son seid et unique héritier au préjudice des fils de Bouchard d'.\vesnes. — Querelles entre les d'Avesnes et les Dampierre devant le roi. — Haines des princes. — La division se met également dans le pays. — Guerre civile imminente. — Saint Louis la prévient en se portant médiateur. — Jugement arbitral du roi qui adjuge la Flandre aux Dampierre, et le Hainaut aux d'Avesnes. — Persévérance de la comtesse dans son aversion pour les enfants de son premier lit. — Elle efface de son écu les armes du Hainaut. ^L'animosité éclate de nouveau. — Jean d'Avesnes porte la guerre eu Flandre. — Marguerite réclame l'intervention du roi de France. — Louis IX la repousse. — Guillaume de Dampierre part pour la croisade et la paix est momentanément rétablie. — Guillaume, roi des Romains, adjuge à son beau-frère Jean d'Avesnes la Flandre impériale, confisquée sur Marguerite. — Réclamations de cette princesse. — Enquête sur la légitimité des d'Avesnes. — Elle est prononcée par le pape. — Guillaume de Dampierre, au retour de la croisade, est tué dans un tournoi à Trazegnies. — Douleur de la comtesse sa mère. — Ses plaintes et ses imprécations 70

IV. Marguerite de Constantixople. ( 1251-1279). — Vengeances et tyrannie de la comtesse envers le Hainaut, qui avait pris le parti de Jean d'Avesnes, — Elle destitue tous les officiers de ce comté et les remplace par des Flamands. — Odieuse conduite de ceux-ci. — Conspiration des Ronds. — Grand nombre de Flamands sont égorgés en Hainaut par les Ronds. — Lettre des conjurés au grand-bailli du Hainaut. — Leur nombre augmente. — Colère de la comtesse de Flandre. — Sympathie qu'ils

excilciu. — L'évêi(ue de Liège les j)reiul sous sa protection. — Guerre contre l'empereur comte de Hollande et contre Jean d'Avcsties. — Les Flamands descendent dans l'Me de Walcheren. — Florent de Hollande leur l'ait éprouver un sanglant échec à West-Kappel. — Gui et Jean de Dampierre sont retenus prisonniers. — Désespoir de la comtesse de Flandre en apprenant la captivité de ses fils. — Elle tente leur délivrance. — L'empereur dédaigne ses offres. — Nouvelle intervention du roi de France. — Conditions exorbitantes imposées par l'empereur.

— Dépit de Marguerite. — Elle fait reconnaître Gui de Dampierre en qualité de comte de Flandre et, à son défaut , le jeune Robert , fils de ce priuce. — Ses projets de vengeance. — Louis IX refuse l'offre qu'elle lui fait du comté de ?Iainaut. — Elle l'abandonne, sa vie durant, au comte Charles d Anjou afin qu'il l'aide à combattre l'empereur et à délivrer ses fils. — Marguerite et Cha les d'Anjou envahissent le Hainatii à main armée. — Siège de Valenciennes et du château d'Enghien. — Résistance des bourjjeois et du sire d'Enghien. — Plusieurs villes du Hainaut se soumettent. — Ri-piise du siège de Valenciennes. — Courage et fierté des habitants. — - Le prévôt Eloi Minave. — Ses énergiques remontrances ;i la comtesse. — Accord. — L'empereur entre en Hainaut. ■— Charles quitte précipitamment Valenciennes et se tient .«ur la défensive aux environs de Douai. — Trêve entre les parties belligérantes. ^Mort tragique et inopinée de l'empereur. — Charles d'Anjon renonce au Hainaut. — Guillaïune et Gui sortent de prison. — La paix se rétablit entre les Dampierre et les d'Avcsncs. — Jean d'Avesncs languit et meurt. — Son fils lui succède au comté de Hainaut. — Habileté politique de la comtesse de Flandre. — Ses institutions et son gonverncment,

— Précautions qu'elle prend pour éviter dans l'avenir de nouvelles dissensions avec sa famille. — Les dernières amièes <'e sa vie se passent en œuvres de bienfaisance. — Elle s'éteint ;i l'âge de 80 ans. — Gui de Dampierre est proclamé comte de Flandre , et Jean U d'Avesnes comte de Hainaut. — Piété filiale de ce dernier. — Il fait e.\humer son père et

le présente à toutes les villes du Hainaut comme leur seigneur et comte. 101

V. Gui de Dampieure. ( 1-280- 1-209). — Difficultés du comte avec les principales villes flamandes. — ' Emeutes à Gand, à Bruges et à Ypres.

— Nouvelle discorde au sujet de In Flandre impériale. — Le comte de Hainaut est investi de ce fief par le roi de Germanie, qui met Gui de Dampierre hors la pnix. — Les Trente-Xcnf de Gand essaient de se soustraire à la juridiction du comte de Flandre et s'adressent à la cour du roi de Fiance. — Pliiliiipe-le-H;irdi s'immisce dans les affaires iiit('riciiros du coiniè. — Avcntiuent de l'Iiilippc-le-Bel et préleii-

lions lie ce ))riiice sur la Flanlre. — Il mine le pouvoir ilu roinie rt cUerclic à capiei- la bienveillance des Flanianils. — Guerre au sujet de la succession du duché de Luxeniboiitg. — Bataille de Wœringen. — Troubles en Flandre. — Les Valencicnnois se déclarent indépendants du comte de Hainaut et se mettent sous la protection du comte Gui.

— Hosiililés entre la France et l'Angleterre. — Le roi Edouard reclierclie l'alliance de Gui. — Il lui envoie une ambassade pour lui demander la main de sa fille Philippine en faveur du prince de Galles. — Traité de mariage, — Colère du roi de France en l'apprenant. — Il fait venir par ruse le comte de Flandre et sa fille à Paris, et les retient prisonniers. — Réclamations des seigneurs flamands et des fils du comte. — La cour des pairs absout Gui de Dampierre du chef de haute trahison.

— 11 est mis en liberté, mais sa fille reste prisonnière au Louvre.

— Le comte exaspéré des violences de Philippe-le-Bel prend la résolution de se venger et fait alliance avec le roi d'Angleterre. — Ligue de Grnmniont. — Le roi de France somme Gui de Dampierre à comparaître devant lui. — Réi>onse digne et fière de ce dernier. — Préparatifs pour la guerre. — Envahissement de la Flandre par le roi. — Siège de Lille. — Batailles de Fnrncs et de Bidscamp. — Les séductions de Philippe-le-Bel lui suscitent dans la Flandre des partisans connus sous le nom de léliaerts , ou gens du lis. — Trahisons de ces derniers. — .Soumission des villes de la Flandre maritime. — Reprise du siège de Lille. Incidents divers. — Prouesses du sire de Falckenberg. — Le roi d'Angleterre débarque en Flandre. — 11 jiréte sa vaisselle et ses joyaux au comte Gui. — Le comte Robert de Flandre défend Lille courageusement. — Il est forcé par la famine et les trahisons de capituler. — Pliilippe-Ie-Bel s'avance au sein de la Flandre tudesque. — Les bourgeois lui portent les clefs de leursvilles. — Charles de Valois, frère du roi, s'empare de Dam. — Les Flamands et les .\nglais reprennent la ville.

— Ypres reste fidèle au comte de Flandre. — Détresse de celui-ci.

— On conclut une trêve de deux ans. — Philippe-le-Bel quitte la Flandre après avoir établi de bonnes garnisons dans les villes conquises.

— Les différends des princes sont soumis à la sentence du pape Boniface Vlll. — Robert de Béthune et Jean de Namur, fils de Gui, vont à Rome pour soutenir la cause de leur ))ère. — Exactions et violences des Français durant la trêve. — Le comte Gui écrit ;i ses enfants la triste situation dans laquelle il se trouve. — Sentence du pape favorable au comte. — Le roi la repousse et le comte d'Artois jette au feu les lettres pontificales. — Gui de Dampierre est abandonné par le roi d'Angleterre et l'enqicrcur ses alliés. — Tentatives intVuctueuses pour obtc-

nirld paix du roi de Frnnce. — Mort île la comtesse de FLinJre Isabelle.

— Expiration de la trêve 147

VI. Gui de Dampierre. (1299-1303). — Nouveaux apprêts de guerre.

— Ordonnance du comte Robert de Bélhuuc. — Preniièi'cs hostilités aux environs de Bruges. — Avantages remportés par les Français. — Défection des Gantois. — Conférence de Rodenbourg. — Gui de Dampierre, à l'instigation de Charles de Valois, se livre au roi de France avec ses deux fils Robert et Guillaume, et environ quarante chevaliers flamands. — Arrivée des princes a Paris. — Le roi de France les déclare SCS prisonniers. — Le connétable Raoul de Nesle gouverne la Flandre au nom du roi. — Philippe-le-Bel refuse la liberté au comte et à ses fils. — H visite la Flandre en compagnie delà reine. — Réception brillante que leur font les villes de Gand et de Bruges. .^Etonnement et jalousie de la reine en voyant le luxe et la splcndeiu- des dames de Bruges. — Jacques de Châtillon succède au connétable dans le gouvernement de la Flandre. — Troubles à Bruges. — Tvrannic du gouverneur.— Le doyen des tisserands de draps, Pierre Konynck. — II est emprisonné par ordre de Jacques de Châiillon. — Le peuple le délivre et il devient le chef des mécontents. — Il s'exile avec les principaux agitateurs. — Tentatives de Châtillon pour punir les révoltés. — Impôts excessifs. — Popularité de Pierre Konynck. — 11 entre en relation avec les fils du comte. — Émeute à Gand. — Jean Brcydcl, doyen des bouchers de Bruges, second tribun du peuple. — Arrivée de Guillaume de Juliers, peiit-fils du comte, à Bruges. — Il se met en rapport avec Konynck et Breydel. — Le gouverneur! vient à Bruges avec des forces imposantes, — Retour des exilés, soulèvement général des Brugcois, et massacre des Français. — Le gouverneur et le chancelier de France, Pierre Flotte, se sauvent comme par miracle. — Gui de Namur et Guillaume de Juliers reviennent au sein de la Flandre et soulèvent les populations. — Détresse des Français et des gens du lis. .^Colère du roi de France. — 11 lève une formidable armée, qui s'avance contre les Flamands sous la conduite du comte d'Artois. — Bataille de Courlrai ou des Eperons. . .' 205

VII. Gui DE Dampieiire. (1303-1304). — Réjouissances en Flandre à cause de la bataille de Courtrai. — Reprise des hostilités. — Siège de Lille. —Reddition de Lille et de Douai. — Courses et pillages en Artois.— Capitulation des châteaux de Cassel et de Tenrcmonde. — Dispositions du roi de France pour recommencer la guerre. — 11 marche de nouveau contre la Flandre. — .Son départ subit ei imprévu. — Cause singulière de celte retraite. — Incidents divers. — Prise île Lessines

par les Flauiaiids. — Guillaume de Juliers provoque Gauthier de Cliàtillon, connéiable de France. — Tentative malheureuse de Guillaume contre Saint-Omer. — Scandaleuse couduite de ce prince. — Expédition en Zélande. — Siège de Ziricksée. — Arrivée en Flandre de Philippe de Chieli. — Réorganisaliou de l'armée. — Echec des Flamands près de Saint-Omer. — Prise et sac de Terouane. — Nouvelles dévastations en Artois. — Siège de Tournai. — Dévouement de François de Staples. — Trêve entre le roi de France et les Flamands. — Délivrance momentanée du comte Gui de Darapierre. — Il revient en Flandre et se retire au château de Wiiiendale. — Sa dernière devise. — Seconde expédition de Gui de Namur en Zélande. — Avantages remportés par les Flamands. — Reprise du siège de Ziricksée. — Conquête de la Hollande méridionale. — Expiration de la trêve avec la France. — Le comte de Flandre retourne en prison. — Philippe-le-Bel s'avance pour la cinquième fois à main armée contre la Flandre. — Escarmouches aux frontières d'Artois. — Le roi marche vers Tournai. — Philippe de Chieli et l'armée flamande se portent dans la même direction. . — La flotte française aux ordres de l'amiral Reyiiier Grimaldi cingle vers la Zélande. — Ardeur intenn)esiive de Gui de Namur. — H se fait vaincre sur mer par l'amiral, et tombe en son pouvoir. — Bataille de

Mons-en-Pevèle. — Mon du comte Gui 253

YIIL Robert de Béthu.ne. (1304-1322). — Nouvelles exigences du roi.

— Traité d'Aihies-sur-Orge. — Robert de Bétliune sort de prison et prèse hommage à Philippe-le-Bel. — Les Flamands refusent de ratifier le traite. — Leur mécontentement contre Robert. — Mort de Philippine de Flandre. — Tentatives infructueuses pour renouer la paix. — Troubles à Bruges. — Modifications au traité de paix. — 1! est enfin accepté, et la tranc(uilHié se rétablit eu Flaudie. — Tableau de la situation commerciale et industrielle de la Flandre au conmieucemeiit du quatorzième siècle. — La Hanse de Londres. — Chambre d assurances ."i Bruges pour les marchandises. — Traité de commerce avec la Norvège,

— Expiration de la trêve avec le Hainaut. — Appréhensions de guerre. — Entrevue de Tournai. — Accommodement entre les deux comtes. — Guillaume de Hainaut prête serment de vassalité au comte de Flandre pour la Zélande. — Intrigues d'Enguerrand de Marigny au sujet des villes de Lille, Douai et Orchies, engagées au roi. — Il surprend par une ruse la renonciation définitive desdites villes à Robert de Béthune.

— Colère de ce dernier. — 11 prétend la convention nulle et s'emporte contre le roi. — Le parlement de l'ai is confisque les doniaiiiesdu comte.

— Préparatifs de guerre. — Jlauifestc du roi adressé aux Flamands. — ■

F.xcoinniumcatioa lancée sur la Flandre. — Révolte de Louis de Nevers, fils aîné de Robert de Bétliune, contre le roi. — Mort de Philippe le- Bd. — Louis X perle la guerre en Flandre. — Désastre de l'arniée française inondée et embourbée aux environs de Courtrai. — Philippe-le-Long, régent de France , adoucit les conditions imposées aux Flamands pour la paix. — Obstination de ceux-ci et du comte à ne les pas vouloir agréer. — Reprise des hostilités. — Trêve. — Le pape Jean XXII intervient entre les Flamands et le roi. — Les Flamands repoussent cet arbitrage. — Mécontentement du pape. — Il jette l'interdit sur la Flandre. — Impression que celte mesure produit dans le pays.

— Robert de Béthnne s'efforce de la détruire. — Mariage de Louis, fils de Louis de Nevers, avec la fille de Philippe-le-Long. — Nouvel armistice. — Les villes de Lille, Douai et Orchies sont enfin abandonnées au roi. — Règlement relatif à la succession au comté de Flandre. — Discorde dans la famille du comte. — Mauvaise conduite de Louis de Nevers. — On l'accuse d'avoir voulu empoisonner son père. — Il se justifie et demande pardon au comte, qui lui fait grâce et le réhabilite solennellement. — Mort de Louis de Nevers et de Robert de Béthune, 318

IX. Louis DE Nevers ou de CiiÉct. (1322-1335). — Débats relatifs à la succession du comte défunt. — Soulèvement des Brugeois. — Ils saccagent l'Écluse , et fout Jean de Naraur prisonnier. — Évasion de ce prince. — Les Brugeois se soumettent. — Désordres dans le gouvernement du comté. — Nouveaux troubles. — Guerre des gens du peuple contre les nobles. — Lambert Boonen , Zegher Janssone et Nicolas Zanckin chefs des mécontents. — Alliance de la commune de Courtrai avec celle de Bruges. — Le comte Louis se rend à Courtrai. — Incendie allumé par ordre de ce prince. — On massacre les gentilshommes sous ses yeux. — Le comte saisi par les révoltés est remis aux mains des Brugeois qui le retiennent captif. — Zanekia s'empare de la ville d'Ypres. — Robert de C;issel, oncle du comte, favorise en secret les révoltés. — Intervention du roi Charles-le-Bel. — Les gens des communes efusent de se rendre aux conférences indiquées par le roi. — Excommun'catlou des FI imands. — Gand et .Vudenarde fidèles au comte.

— Défaite des révoltés près d'Assenède. — Les Brugeois mettent le comte en liberté et rentrent sous son obéissance. — Paix d'Arqués. — Les troubles recommencent. — Le comte assiste au sacre de Philippe de Valois et réclame son appui contre les Flamands. — Apprêts de guerre. — L'armée du roi en Flandre. — Bataille de Cassel. — Punitions et amendes imposées aux villes. — Tentative de Zengher Janssone surOstcnde. — .Supplice de ce tribun, — Le comte Louis se rapproche

ZIU TABLE

(le la comipssc Marguerite, sa fenime, dont il vivait scpar<5 depuis longtemps. — La comtesse vient en Flandre pour la premièn' fois. — Elle met au monde un fils appelé plus tard Louis de Mate. — Incidents divers. — Discussions et procès du comte avec la dame de Cassel. — Conflit au sujet de la juridiction de l'Escaut entre le Brabant et la Flandre. — Prise de possession par le jet de la liache. •i— Le comte achète la seigneurie de Malines. — Guerre avec le duc de Brabant. — Trêve et paix. — Emeute à Gand causée par Guillaume van Artevclde. 354

X Louis de Nevers. (1335-1340). — Motifs de la guerre entre la France et l'Angleterre. — Les deux pays se disputent l'alliance des Flamands. — Impopularité du comte. — Jacques van Artevelde. — Ses discours et son influence à Gand. — Assemblée du Paddenhoek. — Van Artevelde est élu capitaine de la paroisse de Saint-Jean. — Son entrevue avec le comte. — Tentatives de ce dernier pour recouvrer en Flandre son autorité. — Négociations des Flamands avec le roi d'Angleterre au sujet du commerce des laines, — Excommunication. — Démonstratioas hostiles du roi de France. — Supplice de Siger le Courtraisicu. — La commune de Gand prend les armes. — Combat de Biervliet gagné par van Artevelde contre les nobles. — Philippe de Valois permet la neutralité aux Flamands et leur accorde la liberté de commerce. — Van Artevelde envoie chercher le comte de Flandre et rétablit son autorité. — Nouveaux efforts du roi d'Angletefre pour attirer les Flamands à lui. — Van Artevelde l'empêche de débarquer en Flandre. — Remontrances de ce tribun au comte, au sujet de son alliance exclusive avec le roi de France. — Louis de Nevers abandonne de nouveau son comté. -^ Sage administration de van Artevelde. — Ses entrevues avec le roi d'Angleterre à Anvers. — Edouard, vicaire de l'empereur, s'allie avec le duc de Brabant, le comte de Hainaut et autres princes, et se porté en Cambrésis. — Prise de Thun-l'Evêque. — Siège de Cambrai. — Le roi d'Angleterre lève le siège de Cambrai et se porte en Vermandois au-devant du roi de France. — Incidents divers. — Les deux armées en présence à Buironfosse. — Elles se retirent sans combattre. — Le •'" t d'Angleterre revient ;i Bruxelles. — Nouvelles entrevues avec v n Artevelde et les plus puissants bourgeois du pays. — Magnifiques promesses du monarque. — Scrupules des Flamands. — Ils conseillent à Edouard de prendre le titre et les armes du roi de France. — Edouard y consent et ils traitent avec lui. — Il retourne en Angleterre et adresse un manifeste aux vassaux et sujets de la couronne de France. — Charte confîrmaiive des donset promesses qu'Edouard avait faits auxFlamands. — Coniinualion delà guerre en Hainaut et en Cambrésis. — La garni-

son de Tournai rav ae les environs de Conrtrai. — Van Artevelde se porte vers le Tournaisis. — Les comtes de Salisbury et de Suffolck sont surpris et faits prisonniers aux environs de Lille. — Van Artevelde renonce à son projet et revient à Gand. — Thun-l'Évcque assiégé par le duc de Normandie, fils du roi. — Le duc de Brabant, le comte de Hainaut et van Artevelde se portent au secours de cette ville. — Le duc de Brabant ne veut pas livrer de combat aux Français avant l'arrivée du roi d'Angleterre, chef de la guerre. — Edouard s'embarque pour revenir en Flandre. — Bataille navale de L'Écluse gagnée par ce roi, — Van Artevelde harangue l'armée et le peuple sur la place du marché de Valenciennes. — Les princes vont trouver le roi d'Angleterre à Gand : l'on y traite de la guerre contre la France. — La Flandre, le Hainaut et le Brabant s'allient plus intimement à la persuasion de van Artevelde. — Siège de Tournai. — Expédition maliieureuse de Robert d'Artois aux environs de Saint-Omer. — Le roi de France s'avance vers Tournai. — Sa sœur Jeanne de Valois, religieuse à Fontenelles près Valenciennes, s'entremet entre les princes pour arrêter l'effusion du sang humain. — Elle réussit et une trêve est conclue. — Levée du siège de Tournai et licenciement des armées 403

XI. Louis de Nkvers. (1.340-1346). — Entrevue du comte de Flandre et du roi d'Angleterre. — Frolongation des trêves. — Conférence d'Arras. — Guerre de Bretagne. — Héroïsme de Jeanne de Flandre, comtesse de Monifort et sœur de Louis. — Rivalité séditieuse des villes flamandes au sujet de l'industrie des draps. — Van Artevelde réprime les désordres et tue de sa main Pierre Lammens à Ardembourg. — Conjuration de van Steenbeke à Gand contre van Artevelde. — Émeute. — Bannissement des conjurés. — Vau Artevelde divise In Flandre en trois gouvernemeuts. ^ Soulèvement des tisserands couire les foulons. — Massacre des foulons. — ■ La ville de Tenremonde protégée contre les Gantois par le comte Louis. — L'influence de van Artevelde diminue. •—Le tribun se rapproche de plus en plus de l'Angleterre. — Tentative pour déposséder Louis de Nevers, et faire le prince de Galles comte de Flandre. — Mécontentement du peuple. — Conspiration contre van Artevelde. — La maison du tribun est envahie par luie multitude furieuse. — Il harangue la populace. — Il cherche à fuir dans une église et tombe frappé à mort. — Colère du roi d'Angleterre à celte nouvelle. — Les villes lui envoient des députés pour le fléchir. — Le comte Louis, ami du duc de Brabant. — Siège de Tenremonde p.ir les Gantois. — Le comte vend la seigneurie de Malincs. — Expiration des irévcs. — Continuation de la guerre entre la Fraiici- ol l'Angleterre, — Le rdi

EtlounrJ déharqtic en Normandie et ravage cette province. — Le comte de Flandre se rend à l'année du roi de France avec son jeune Bis Louis de Maie. — Le monarque anglais se replie vers le Vertnandois. — Démonstrations des Flamands sur l'Artois en faveur de ce prince. — Bataille de Crccy en Pontliieu. — Louis de Nevers y est tué. — Son fils échappe avec le roi de France. — 11 est armé chevalier et proclamé comte de Flandre 455

XII, Locis DE Mâle. — Conclusion. — Avènement de la maison de Bourgogne. — La Flandre et les Flamands à la fin du quatorzième siîcle. 483

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