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allons citer (4). Nous avons mis la traduction en regard, pour les personnes peu familiarisées avec la langue alors en usage.
(1) Ce fragment, tiré des notes annexées à l'Histoire générale du Lanquedoc, à été extrait d’une copie trouvée par M. de Maja, qui datait de plus de deux cents ans. Le manuscrit, conservé dans la bibliothèque des Cordeliers de Toulouse, a été détruit en 1794.
Guillaume de Bapaume, trouvère du xrue siècle, a rimé en langue d'oil le roman de Guillaume au court nez. Il existe, à la bibliothèque impériale, des manuscrits de cet ouvrage sous les n°° 7186, collection française, 1327, collection Colbert, et 2735, collection de la Vallière.
Catel, dans son Histoire du Languedoc, p. 567 et suivantes, a rapporté des fragments du roman de Guillaume. Dom Rivet ([Hist. litt. de la Fr.,t. VI, préf.) a eu tort de dire que cet ouvrage avait paru dans le xi° siècle; mais, s’il a entendu parler du roman primitif, qu’on pe retrouve plus et qui a été écrit en langue d’oc, la conjecture de D. Rivet à beaucoup de vraisemblance. M. de Sinner (Catal., codd., manus. Bibl. bernensis, t. LIL, p. 333) a donné un long extrait de cette grande et nationale épopée. Enfin l'abbé Lebeuf (État des sciences depuis Robert jusqu'à Philippe le Bel, p. 67 et suivantes) en a fait mention. Le catalogue du duc de la Vallière, t. II, p. 223 et suivantes, présenie une liste des chapitres de ce poëme et des diverses matières dont il est composé.
On peut voir encore, au sujet de Guillaume au court nez, appelé aussi Guillaume d'Aquitaine ou de Septimanie, et encore Guillaume d'Orange et Guillaume de Gellone, les leçons sur l’origine de l’épopée chevaleresque professées, à la Sorbonne, par M. Fauriel, et publiées dans la Revue des deux mondes, années 1831 et 1832. Sur la partie du roman intitulé Le Charroi de Nismes, voyez la troisième et la septième lecon.
Voyez aussi une Vie de saint Guillaume , dont l’auteur est inconnu, mais qui date certainement du x1° siècle ; elle est écrite en latin et se trouve dans les Acta sanctorum de Bollandus. C’est vraisemblablement d’après ce récit qu'ont été composés les poèmes en langue vulgaire, rassemblés et mis en français par Guillaume de Bapaume.