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(4) Voir Epis. eulog., 1.2, Duch., p. 399.
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termination de faire le siége de cette ville et de la ranger à tout prix sous sa dépendance.
Du consentement de Pepin, Guillaume, au moment de son départ, avait remis, pour le temps de son absence , son duché à Frédélon, comte de Rouergue, et s’en reposa sur sa bravoure du soin de défendre Toulouse : ce seigneur fut loin de justifier une confiance si
grande.
L'abbé de Saint-Wandrille, qui, à la tête de ses vas-
saux, suivait Charles le Chauve, ayant mis le feu à l’une des portes du faubourg, Frédélon parla aussitôt de capituler et se rendit à discrétion. Cette conduite était trèscertainement le résultat d’une convention secrète; car Charles, aussitôt entré dans Toulouse, laissa l’autorité entre ses mains, et lui conféra aïnsi la dignité de duc d'Aquitaine.
Après cette conquête, le roi ne tarda pas à être en possession de tout le pays, et Pepin, pour se soustraire à sa poursuite, dut mener une vie errante, et aller, de chaumière en chaumière, demander, chaque jour, un asile à ceux qui, en bien petit nombre, lui étaient restés fidèles.
Charles voulut profiter de l'avantage de sa position pour apaiser les troubles excités par Guillaume dans la Septimanie; mais 1l devait rencontrer un adversaire actif et redoutable. Guillaume ne lui permit pas de dépasser
Narbonne, et, ayant obligé la population à se prononcer en faveur de Pepin, le roi se vit dans la nécessité de renoncer à son projet. D'ailleurs Charles, reconnaissant l'impossibilité de penser de longtemps à des entreprises nouvelles, jugea sa présence inutile en Aquitaine, et retourna immédiatement à Bourges.
L'éloignement du roi porta Guillaume à envahir la partie de Ja Septimanie où il n'avait pu pénétrer encore. Pour faciliter l’exécution de ce dessein, il résolut de s'assurer, n'importe de quelle manière, d'Aledran et d'Isebard, qui commandaient de ce côté au nom de Charles le Chauve.
Le premier se trouvait pourvu du gouvernement de Barcelonne lors de la prise de cette forteresse par Guillaume ; le second était fils de ce Warin cité par nous, à l'occasion de Bernard, comme ayant été comte parliculier de Toulouse. Charles, en raison des services de son père, l'avait investi, sans doute, de quelque comté ou gouvernement inférieur, soit dans la Septimanie, soit dans la Marche d'Espagne.
Guillaume IT, pour parvenir à son but, se servit d’un moyen qui lui fut peut-être inspiré par le souvenir d’une trahison toujours présente à sa mémoire. Il attira Aledran et Isebard à Barcelonne, sous prétexte de régler avec eux les conditions d’un accommodement, et lorsque ceux-ci, sur la réputation du comte, se rendirent près de lui sans défiance , 1ls furent saisis et jetés dans un cachot.
Maître de ces deux chefs, Guillaume se flatta de n’avoir plus à craindre de résistance de la part des forces sous leurs ordres. Dans cette persuasion, il se mit aussitôt en campagne, et engagea probablement les Sarrasins à se porter sur les côtes de la Provence et de la Septimanie, tandis qu'il agirait dans les contrées voisines des Pyrénées; car ces Infidèles, en 850, remontèrent le Rhône, et ravagèrent les rives de ce fleuve jusqu'aux environs d'Arles. Cependant les calculs de Guillaume devaient être cruellement déjoués; au lieu d’un ennemi disposé à mettre bas les armes, 1l trouva, au contraire, des troupes préparées à prendre l’offensive contre lui. Attaqué inopinément, sa bravoure ne put le préserver d'une défaite; battu et obligé de fuir, 1l se retira sur Barcelonne, après avoir perdu une grande partie de son monde.
Le comte de Toulouse, étant parvenu à gagner cette place, se crut à l'abri de toutes chances fâcheuses ; mais, quand la fortune commence à vous retirer ses faveurs, vous ne sortez souvent d'un péril que pour retomber dans un autre. Un coup fatal attendait Guillaume là où il pensait n'avoir ni adversaires à combattre ni dangers à prévenir.
Depuis son départ de Barcelonne, une révolution s'était opérée dans l'esprit des habitanis de cette ville. Aledran, du fond de sa prison, avait su faire entendre ses plaintes au dehors et rappeler l’artifice odieux mis en usage à son égard; en même temps, les partisans de