III. — Synode diocésain russe de Pétrograd en
Au début de la seconde moitié du xixe siècle, l'évêché de Chelm était le dernier diocèse ruthène qui existait encore en Russie, tout au moins de nom f ; en 1875, il fut à son tour incorporé à l'Église officielle.
Quarante ans plus tard, à la suite de troubles politiques, le tsar Nicolas II accorda, le 30 avril 1905, la liberté de conscience aux chrétiens de l'empire, sans distinction de communion ou de sectes. Le métropolite ruthène de Lwow 2, André Szeptycki, qui, auparavant, avait déjà incardiné secrètement à son diocèse deux prêtres catholiques russes, revendiqua, en tant qu'héritier du métropolite de Kiev, la juridiction sur les anciens diocèses ruthènes supprimés et sur toute la Russie. Pie X le laissa faire, puis, dans l'audience du 18 février 1908, il lui accorda des pouvoirs quasi patriarcaux, tout en lui demandant d'en réserver l'usage pour plus tard, lorsque le moment favorable serait venu; de son côté, la Congr. des Affaires ecclésiastiques extraordinaires nomma un des deux prêtres catholiques russes, Alexis Zerchaninov, supérieur de tous les catholiques du rite grécoslave en Russie. Lors de la retraite de celui-ci, le Saint-Siège fit passer ces catholiques, sur leur demande, sous l'autorité personnelle de l'archevêque latin de Mohilev, Vincent Kluczynski, qui mourut en
Par le fait même, le métropolite Szeptycki recouvrait tous ses droits; après la chute du tsarisme en 1917, il se rendit à Pétrograd : le dimanche 10 juin, dans l'église Sainte-Catherine de l'ordre de Malte, il conféra l'ordination sacerdotale à Vladimir Abrikosov, puis, les trois jours suivants, dans le gymnase catholique voisin, il
1. Il n'avait à sa tête que des administrateurs apostoliques revêtus de la dignité épiscopale : .1. Teraszkiewicz, qui mourut le 1er mars 1863, au moment même où sa nomination comme évêque résidentiel allait être enfin publiée; Jean Kalinski, qui fut arrêté en 1866. En 1868, le Saint-Siège et le gouvernement russe se mirent d'accord sur la nomination comme évêque. de Michel Kuziemski, chanoine de Lwow, mais celui-ci se retira en 1871. Alors le gouvernement nomma administrateur Marcel Popiel, qui organisa des demandes forcées de passage à l'orthodoxie.