Cf. lre partie de cet ouvrage, p
2. Les actes du synode ont été publiés dans la revue Duchpastyr, 1927, p. 384-
sionnal x et fera venir des confesseurs étrangers lors du temps pascal. Chaque prêtre apportera pour le financement de la bonne presse une contribution de 100 couronnes, obtenue par collecte ou prise sur ses revenus propres. Une mission populaire aura lieu tous les dix ans. Les églises, les objets du culte, les cimetières seront soigneusement entretenus.
3. La bonne entente entre les prêtres, spécialement les inspecteurs diocésains scolaires, et les instituteurs est absolument nécessaire. L'année scolaire commencera et se terminera par une liturgie; les enfants s'approcheront au moins quatre fois par an des sacrements. Les curés feront régulièrement le catéchisme; ils célébreront une fois par an une liturgie pour les instituteurs défunts. Ils agiront solidairement dans leur participation aux cours de culture populaire et aux réunions du personnel enseignant 2.
4. Les doyens 3 peuvent, dans leur district, dispenser de la troisième proclamation des bans de mariage, bénir les calices redorés 4, les croix liturgiques et les cloches, donner la confirmation aux enfants âgés de plus d'un an 5, permettre aux prêtres de s'absenter pour un maximum de cinq jours. Ils doivent contrôler sévèrement la façon dont les églises sont tenues, la manière de prêcher et de faire le catéchisme par les curés, la vie privée des prêtres, les comptes et l'état de caisse des paroisses et des écoles.
5. Ne pourra être admis au séminaire que celui qui a fait des études complètes au gymnase ou y a suivi au moins deux ans de cours après l'examen final d'instituteur. Chacune des quatre années scolaires de théologie durera du 15 septembre au 15 juin sans interruption. Les nouveaux prêtres subiront encore un examen de théologie pendant cinq ans.
6. L'achat des fournitures scolaires et l'assurance des bâtiments se fera par l'intermédiaire d'un économat central diocésain. Chaque
1. L'usage des confessionnaux n'était pas répandu dans les églises ruthènes, mais semblait désirable dans ces régions où l'influence latine était prépondérante.
2. Certaines tendances nationalistes, soit tchécoslovaques de la part des fonctionnaires, soit ukrainiennes de la part des autochtones, créaient parfois des situations délicates.
3. Selon le Schematismus ou annuaire diocésain de 1931, ils portent le titre de vice-archidiacre et sont généralement aussi inspecteurs diocésains des écoles de leur district ; il y a quatre archidiaconés, ayant chacun à leur tête un membre du chapitre cathédral ; deux comptent sept districts, un en a quatre, un autre s'étend sur un district seulement.
4. La bénédiction des nouveaux calices demeure réservée à l'évêque.
5. Si la confirmation n'avait pas suivi le baptême d'un petit enfant, les prêtres demeuraient cependant autorisés à la lui conférer tant qu'il n'avait pas terminé sa première année.
prêtre dira gratuitement aux intentions obtenues par celui-ci une ou deux messes par mois.
Le synode se termina dans la matinée du 8 juin. L'après-midi eut lieu un congrès groupant aussi bien prêtres qu'instituteurs, auxquels se joignirent, pour les deux catégories, des délégués du diocèse de Mukatchevo conduits par l'évêque Gebé. Le troisième groupe de décisions adoptées au synode fut communiqué et ratifié, même complété dans certains détails, notamment quant au mode d'installation des nouveaux instituteurs et de nomination des directeurs d'école, et quant au partage du casuel scolaire entre curés et instituteurs. Le congrès s'exprima en faveur du maintien du ruthène ou ukrainien comme langue d'enseignement dans les villages où il était parlé.
L'atmosphère digne du synode et du congrès fit bonne impression sur le gouvernement de Prague, qui se méfiait à la fois des autorités religieuses et des minorités ethniques.
Une ambiance favorable croissante permit la conclusion d'un modus vivendi entre le Saint-Siège et la république tchécoslovaque, qui fut signé le 17 décembre 1927 et entra en vigueur le 2 février 1928 1. Il comprend six articles. Il établit comme principe que les territoires tchécoslovaques ne peuvent dépendre que d'évêques du pays et qu'aucun diocèse tchécoslovaque ne s'étendra au-delà des frontières nationales 2. De même, les religieux ne pourront pas relever de supérieurs provinciaux étrangers 3. Avant de nommer les chefs de diocèse ou leur coadjuteur, le Saint-Siège s'informera si le gouvernement de Prague n'a pas à objecter une activité séparatiste ou politiquement hostile du candidat 4. Ces dignitaires feront une promesse de fidélité à la république tchécoslovaque 5. En ce qui concerne le rite oriental, ce modus vivendi avait déjà reçu par anticipation un commencement d'exécution; la suite de son application sera plus tardive et partiellement éphémère.